Auteur : Patrick Paquette

  • L’Ordre des chimistes du Québec est ouvert au projet d’intégration des microbiologistes et des biologistes au système professionnel


    Montréal, le 12 juin 2023
    — L’Ordre des chimistes du Québec (OCQ) réagit avec ouverture à l’annonce officielle de l’Association des microbiologistes du Québec (AMQ) et de l’Association des biologistes du Québec (ABQ) de leur souhait que la pratique de leurs membres soit encadrée par le système professionnel aux fins de protection du public. À cet égard, l’OCQ rappelle également que la protection du public est compromise par la désuétude de la Loi sur les chimistes professionnels et qu’il est urgent de procéder à sa modernisation. Si le législateur exprimait la volonté d’agir dans ces trois dossiers en posant un seul geste, il pourrait trouver l’occasion idéale de le faire en intégrant les microbiologistes et les biologistes au sein d’un ordre professionnel conjoint avec les chimistes et biochimistes.

    « L’OCQ effectue depuis plusieurs années des démarches afin de moderniser sa loi constitutive datant de 1964. Le champ d’exercice qu’elle accorde aux chimistes et aux biochimistes n’a pratiquement pas évolué depuis sa première mouture adoptée en 1926. Vous conviendrez que la profession a grandement évolué, et que les branches de la chimie n’ont cessé de se développer, de se ramifier et de se complexifier au gré des différentes avancées scientifiques et technologiques. Le chantier de modernisation du système professionnel doit être l’occasion de mettre un terme à cette dangereuse désuétude de la Loi sur les chimistes professionnels. Si par la même occasion, la Ministre souhaite concrétiser un mariage professionnel entre les chimistes, les biochimistes, les microbiologistes et les biologistes, en toute cohérence, nous lui tendons la main avec ouverture », affirme le président de l’OCQ, M. Michel Alsayegh.

    En effet, ces disciplines du domaine des sciences appliquées partagent une connexité importante au niveau des connaissances et des milieux pratiques, cela est perceptible dans l’interrelation de leurs champs d’exercices et dans le caractère interprofessionnel de leurs activités, en particulier dans le domaine de la santé et de l’environnement.

    Le début des consultations de cette première réforme du système professionnel en 50 ans d’existence est prévu dès l’automne prochain. Dans cette perspective, l’OCQ demande que soit complété le processus de modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels interrompu le 5 mars 2014 lorsque les travaux de la 40e législature ont pris fin à l’étape des consultations particulières et auditions publiques portant sur le projet de loi n° 49 – Loi modifiant diverses lois professionnelles et d’autres dispositions législatives dans le domaine des sciences appliquées.

     

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

     

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

    Renseignements :
    Martin Pichette, 514 561-2746
    Kassandra Jouve-Dolbec, 581 928-1382
    media@ocq.qc.ca


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  • L’Ordre des chimistes met en garde le public devant la multiplication des incendies causés par des batteries de lithium-ion


    Montréal, le 1er juin 2023
    — Devant l’augmentation importante du nombre d’incendies provoqués par des batteries lithium-ion au courant de la dernière année, l’Ordre des chimistes du Québec (Ordre) met en garde le public à l’égard du risque que ce type de batterie peut représenter.

    « Nous observons une hausse significative des incendies causés par la décomposition accélérée – ou « emballement thermique » – de batteries lithium-ion qui se retrouvent notamment dans les téléphones cellulaires, les ordinateurs portables et les trottinettes électriques. Ce type de batterie peut surchauffer, et aller jusqu’à s’enflammer spontanément, occasionnant des incendies particulièrement difficiles à maîtriser, selon les conditions, par les services incendies. Pour minimiser les risques liés aux batteries lithium-ion, nous rappelons qu’il est essentiel que le public s’assure d’entreposer les équipements contenant ce type de pile en suivant rigoureusement les directives du fabricant. La population doit aussi rester très attentive à l’usure — qu’elle soit normale ou prématurée — des batteries ou aux dommages à celles-ci, nécessitant rapidement dans ce cas leur mise en quarantaine sécuritaire. Une vigilante attention devrait également être portée à l’égard de tout signe de dysfonctionnement des batteries lithium-ion, comme le dégagement inhabituel de chaleur », affirme le chimiste et président de l’Ordre, M. Michel Alsayegh.

    En prenant les précautions nécessaires et en étant attentif aux signaux d’alarme pouvant mener à des incendies, le public s’assure de minimiser les risques liés aux piles lithium-ion qui sont de plus en plus nombreuses et présentes dans les appareils du quotidien.

    Rappelons que l’Ordre a recommandé au gouvernement — dans ses mémoires déposés dans le cadre du projet de loi 102, Loi visant principalement à renforcer l’application des lois en matière d’environnement, et de l’omnibus réglementaire 2023 modifiant 24 règlements en environnement — de mettre en place des dispositions législatives et réglementaires qui permettront l’élaboration de protocoles validés de récupération, de recyclage et de réutilisation des batteries périmées et qui contribueront à leur élimination sécuritaire et viable.

    « En ce sens, les chimistes font partie de la solution et le gouvernement se doit de les consulter afin de mettre en œuvre des mesures plus adaptées qui tiennent compte des risques très concrets que posent les batteries lithium-ion pour la sécurité, la santé et l’environnement », soutient M. Alsayegh.

    Par ailleurs, plusieurs incendies causés par des batteries lithium-ion ont aussi été répertoriés dans les centres de tri un peu partout à travers le Québec. « Les consommateurs ne doivent jamais jeter des piles lithium-ion dans les ordures ou dans les bacs de recyclage. Les incendies qui peuvent en découler posent de réels dangers pour les employés de ces centres. Nous enjoignons donc au public d’aller porter les piles périmées ou défectueuses dans un point de dépôt comme il en existe des centaines au Québec », ajoute M. Alsayegh.

    En terminant, l’Ordre souligne la nécessité de procéder à la modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels afin de lui permettre de faire en amont son travail de prévention et de contrôle pour assurer la protection du public.

     

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

     

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

     

    Renseignements :

    Ludovic Théberge, 514 553-9614
    Mathieu Santerre, 581 996-5344
    media@ocq.qc.ca


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    La Presse
    Entrevue radio – 107.7 FM 
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  • Bienvenue aux nouveaux membres

     

    L’Ordre des chimistes du Québec souhaite la bienvenue à ses nouveaux membres. Nous sommes fiers de vous accueillir !

    Consultez la liste des nouveaux membres de l’Ordre des chimistes du Québec

     

  • Avis de radiation du Tableau de l’Ordre

    Défaut d’acquitter la cotisation annuelle dans les délais requis

    AVIS est par les présentes donné conformément à l’article 182.9 du Code des professions que le Conseil d’administration de l’Ordre des chimistes du Québec a radié les personnes suivantes du Tableau de l’Ordre en application des dispositions du paragraphe 1° de l’article 85.3 de ce même code pour des motifs administratifs, soit pour le défaut d’acquitter la cotisation annuelle dans les délais requis :

    Suivant ce que prévoit le Code des professions, ces personnes pourront se réinscrire au Tableau de l’Ordre en acquittant la cotisation et autres frais requis et en souscrivant à l’assurance responsabilité professionnelle.

     

    CONSULTER LA LISTE DES PERSONNES RADIÉES

     

    Patrick D. Paquette, M.Sc., Mcb.A., R.M., biochimiste
    Directeur général et secrétaire de l’Ordre

  • Michel Alsayegh réélu pour un 3e mandat à la présidence de l’Ordre


     

    Montréal, le 20 avril 2023 – L’Ordre des chimistes du Québec (l’Ordre) annonce la réélection de M. Michel Alsayegh à titre de président de l’Ordre pour un 3e et dernier mandat d’une durée de trois (3) ans. M. Alsayegh a été réélu par les membres du Conseil d’administration hier, le 19 avril 2023. Au cours de ses deux (2) mandats précédents, M. Alsayegh a notamment piloté la modernisation de la gouvernance de l’Ordre et son positionnement sans précédent sur la place publique, de même qu’auprès des élus et des décideurs publics.

    « Je tiens à remercier les membres du Conseil d’administration pour leur vote de confiance qui nous permet ainsi de continuer le bon travail que nous avons entamé depuis les dernières années. L’Ordre s’est consacré à plusieurs enjeux d’importance en matière d’exercice de la chimie et nous avons encore plusieurs défis devant nous. Entre autres, la modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels demeure une priorité pour nous afin d’assurer une protection du public adéquate », affirme M. Alsayegh.

    M. Alsayegh est membre du Conseil d’administration de l’Ordre depuis 2015. Bachelier en chimie et détenteur d’un diplôme de technique en chimie analytique, il a travaillé dans différents laboratoires environnementaux avant de plonger dans le domaine de la vente et de la représentation technique dans le domaine de l’instrumentation analytique. Par ailleurs, M. Alsayegh est également membre du Comité exécutif du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) et assume aussi la vice-présidence de la Fédération des chimistes professionnels du Canada (FCPC).

    Avec comme seul objectif d’assurer la protection du public, l’Ordre est intervenu sur de nombreux enjeux durant la dernière année. Pensons notamment au rehaussement de la norme journalière de nickel permis dans l’air, à la distribution de tests rapides autoadministrés pour détecter la présence de certaines drogues dans les breuvages, à la contamination de l’environnement par l’arsenic à Rouyn-Noranda, à la gestion des matières dangereuses dont les batteries au lithium qui se retrouvent dans les installations de gestion des matières résiduelles, ainsi qu’à l’égard de l’épandage agricole de boues d’épuration américaines comportant des substances chimiques nocives pour la santé humaine et l’environnement.

     

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

     

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

    Renseignements
     :
    Ordre des chimistes du Québec
    media@ocq.qc.ca

  • Le Barreau du Québec pourra participer aux auditions dans le dossier de Santé Canada (Demande en injonction)

     

    Montréal, le 13 avril 2023 – L’Ordre des chimistes du Québec (Ordre) accueille favorablement l’intervention du Barreau du Québec (Barreau) lors de l’audition sur la demande en injonction interlocutoire par laquelle l’Ordre demande l’intervention des tribunaux afin que Santé Canada respecte le système professionnel québécois. Cette audition se tiendra le 14 avril prochain au palais de justice de Montréal.

    « Nous saluons la décision de la cour selon laquelle le Barreau pourra intervenir lors de l’audition de la demande en injonction interlocutoire que nous avons déposée pour que Santé Canada cesse l’entrave à nos activités d’inspection professionnelle au laboratoire des produits de santé », affirme le président de l’Ordre, M. Michel Alsayegh.

    Rappelons que Santé Canada s’est objectée à la tenue dans ses installations d’une inspection professionnelle de l’exercice de la chimie à l’égard d’un chimiste à son emploi par un inspecteur de l’Ordre, notamment pour des gestes liés au secteur pharmaceutique qui sont réalisés sur le territoire du Québec. Il est de la compréhension de l’Ordre que le procureur général du Canada estime que les institutions fédérales ne sont pas soumises aux lois professionnelles du Québec .

    L’Ordre a par ailleurs participé, le 5 avril dernier, à une rencontre du Conseil interprofessionnel du Québec à laquelle ont assisté les représentants de 29 des 46 ordres professionnels québécois.

    « Cette rencontre a été l’occasion d’échanger avec les représentants des autres ordres sur des réalités communes en matière d’enjeux d’application des lois professionnelles du Québec aux employés fédéraux. Nous avons pu constater que nous ne sommes vraiment pas les seuls à rencontrer de la résistance systémique des autorités fédérales lorsque nous devons appliquer nos mécanismes de protection du public prévus par la loi », explique M. Alsayegh.

     

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

     

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

    Renseignements :
    Ludovic Théberge, 514 553-9614
    Justine Moreau, 581 349-1356
    media@ocq.qc.ca

  • L’OCQ présente 21 recommandations pour assurer l’efficacité des changements proposés par l’omnibus réglementaire en environnement


     

    Montréal, le 11 avril 2023 – L’Ordre des chimistes du Québec (Ordre) dévoile aujourd’hui avec intérêt ses constats et  recommandations, sous forme de mémoire, dans le cadre de la consultation publique du projet d’omnibus réglementaire 2023 modifiant 24 règlements relevant de la responsabilité du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP). Par le fait même, l’Ordre assure son entière collaboration au gouvernement pour que les changements réglementaires proposés soient adoptés afin de maintenir les plus hauts standards en matière de protection du public et de l’environnement.

    « Les constats et les recommandations que nous formulons découlent de notre lecture du projet d’omnibus réglementaire du MELCCFP. Rappelons que les chimistes et les biochimistes sont des acteurs incontournables en matière de protection de l’environnement. Nous sommes, entre autres, fréquemment appelés à étudier l’impact des activités humaines, des polluants et des substances chimiques sur l’environnement et à développer des produits et des procédés respectueux de nos milieux. Il était donc tout naturel pour nous de présenter des réflexions et des propositions proactives afin que les modifications réglementaires proposées assurent un encadrement adapté aux réalités environnementales d’aujourd’hui », affirme le président de l’Ordre, M. Michel Alsayegh.

    Dans son mémoire, l’Ordre propose 21 recommandations détaillées qui concernent 13 règlements amenés à être modifiés par le projet d’omnibus du MELCCFP. Celles-ci portent notamment sur l’interdiction d’épandage agricole de biosolides importés, la gestion des pesticides, le recyclage et la réutilisation des batteries au lithium, la lutte aux changements climatiques et la gestion des sols contaminés. Toutes sont basées sur l’expertise propre aux chimistes et biochimistes.

    « Nous estimons qu’il est essentiel que le gouvernement prenne en compte le point de vue des chimistes et des biochimistes dans le processus décisionnel afin que les modifications réglementaires soient garantes d’un encadrement adéquat en matière d’exercice de la chimie. Sans quoi, cela peut entraîner des risques majeurs pour la protection publique, l’environnement et la sécurité des Québécois », soutient M. Alsayegh.

    À cet effet, il est important de rappeler que l’Ordre effectue des démarches depuis plusieurs années auprès des autorités gouvernementales pour moderniser la Loi sur les chimistes professionnels, qui dans son état de désuétude actuelle, compromet la protection du public québécois, notamment en matière d’environnement.

     

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

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  • L’OCQ souhaite contribuer à améliorer les services professionnels dans les laboratoires de biologie médicale du réseau de la santé

     

    Montréal, lundi 3 avril 2023 – Dans le cadre du dépôt du projet de loi no 15, Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace, l’Ordre des chimistes du Québec (OCQ) souhaite, en tant qu’ordre professionnel, mettre la main à la pâte afin d’aider le gouvernement du Québec à améliorer les services professionnels dans le réseau de la santé. À l’heure actuelle, il y a plusieurs enjeux sérieux dans les laboratoires de biologie médicale hospitaliers qui interpellent directement l’OCQ à l’égard de la protection du public, en l’occurrence les usagers du réseau. Les biochimistes et biochimistes cliniques, tous membres de l’OCQ, qui exercent dans ces laboratoires au côté des technologistes médicaux, médecins et autres scientifiques cliniques, font partie de la solution.

    Pour ces raisons, l’OCQ souhaite faire entendre sa voix lors des auditions publiques de la commission parlementaire imminente.

    « Si le projet de loi prévoit rendre le système de la santé plus efficace, le ministre Dubé doit aussi porter son attention sur les difficultés qui surviennent dans les laboratoires hospitaliers. Il y a là de quoi s’inquiéter notamment en ce qui concerne les retards d’analyse et la pénurie de main-d’œuvre. Assurer l’efficacité du réseau de la santé, ça passe aussi par les laboratoires qui fournissent les résultats d’analyses essentiels à la prestation de soins et de traitements médicaux de qualité. Les laboratoires ne doivent pas se retrouver dans l’angle mort de cette réforme. Les biochimistes et les biochimistes cliniques, ces derniers étant les seuls spécialistes de la biochimie clinique reconnus par la loi, doivent pouvoir jouer un rôle accru.

    Nous voulons participer en apportant des amendements en ce sens au projet de loi 15 », soutient M. Michel Alsayegh, président de l’Ordre des chimistes du Québec.

    Cette démarche de l’Ordre s’inscrit dans un esprit de collaboration et de partenariat avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, comme ce fut le cas lorsque les membres de l’OCQ ont contribué positivement à l’effort de vaccination contre la COVID-19 ou pour assurer un approvisionnement adéquat en solutions hydroalcooliques pour la désinfection des mains. Par ailleurs, l’Ordre souligne depuis plusieurs années la nécessité de moderniser la Loi sur les chimistes professionnels qui, dans son état de désuétude actuelle, compromet la protection du public québécois, notamment en matière de santé.

     

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

     

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

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  • Mot du président – Printemps 2023

     

     

    Chers membres, 

    Alors que la période du renouvellement annuel d’inscription au Tableau de l’Ordre se termine cette semaine, les membres qui n’ont pas encore complété leur inscription sont invités à le faire diligemment avant la date limite du 31 mars 2023. 

    Mentionnons également l’appel aux membres qui est en cours jusqu’à vendredi afin de constituer le Comité des prix et distinctions qui aura pour mandat de recommander au Conseil d’administration les candidats au titre honorifique de Compagnon de Lavoisier et au Mérite du CIQ remis lors de l’AGA cet automne.

    En ce qui concerne l’Ordre, les jours et les semaines passent à vive allure. Nous poursuivons sans relâche notre mission de protection du public, ainsi que notre quête de modernisation de notre loi constitutive (LCP). À cet effet, nous avons eu l’occasion, fin janvier, de rencontrer le cabinet de la ministre responsable de l’application des lois professionnelles, Mme Sonia LeBel. Nous avons bien exposé les conséquences de la désuétude de la LCP : risques de catastrophe chimique évitable, pratique illégale de la chimie et usurpation de titre – tout cela sous l’angle de notre désir d’assurer la protection du public québécois. 

    Nous avons aussi rappelé à l’équipe de la ministre que les membres de l’Ordre sont désireux de contribuer au Plan pour mettre en œuvre les changements nécessaires en santé, et qu’ils le font déjà – que ce soit en développant des médicaments, en analysant les produits pharmaceutiques ou en développant des innovations thérapeutiques qui servent à soigner les patients; leur contribution est vaste et essentielle pour le maintien et l’amélioration du bien-être de la population. Nos démarches de modernisation de la LCP s’inscrivent également dans une perspective de collaboration interprofessionnelle et d’interdisciplinarité, des mots qui sonnent positivement aux oreilles du ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Christian Dubé.  

    Comme vous le savez, l’Ordre est intervenu publiquement pour que Santé Canada respecte le système professionnel québécois. Effet, le ministre fédéral s’oppose à la tenue dans ses installations de visites d’inspection professionnelle qui se trouvent sur le territoire du Québec. À cet égard, le procureur général du Canada s’imagine que les institutions fédérales ne sont pas liées par les lois professionnelles provinciales. Il s’agit ici d’une attaque frontale contre nos institutions et d’une entrave directe à nos mécanismes de protection du public. 

    Dans cette perspective, l’Ordre a donc déposé – à la Cour supérieure du Québec – une demande d’injonction contre Santé Canada dont une audition est prévue le 14 avril prochain au Palais de justice de Montréal. Interpellé à juste titre par ce dossier, le cabinet de la ministre LeBel s’est engagé à nous appuyer, notamment en mobilisant les cabinets du ministre de la Justice, M. Simon Jolin-Barrette et du ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, M. Jean-François Roberge. 

    En décembre dernier, en étroite concertation avec l’Ordre des agronomes du Québec et de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, l’Ordre appelait le gouvernement à la plus grande circonspection concernant l’évolution récente de la réalité de l’utilisation des biosolides américains en agriculture et pour d’autres applications. La présence troublante de PFAS dans certains de ces biosolides, notamment en provenance de l’État du Maine, commande la plus grande prudence alors que les dangers des PFAS pour la santé et l’environnement sont bien documentés. Rappelons que les biosolides sont des boues d’épuration pouvant servir de matières résiduelles fertilisantes en agriculture. 

    Nous avions par ailleurs offert notre pleine collaboration au gouvernement qui avait exprimé son intention de resserrer la réglementation face à l’utilisation de ces matières. Ainsi, à notre demande, le gouvernement du Québec a imposé un moratoire sur l’utilisation des biosolides américains et procédé à des modifications au Règlement sur les exploitations agricoles. 

    Finalement, il est désormais de nature publique que nous posons des gestes auprès des autorités gouvernementales – de concours avec l’Association des microbiologistes du Québec et l’Association des biologistes du Québec – pour que ces groupes professionnels soient encadrés par un ordre dans le sciage de la modernisation de la LCP. Il s’agit en effet de la proposition la plus porteuse et la plus simple au plan législatif, sans compter que les chimistes, biochimistes, microbiologistes et biologistes partagent une importante connexité au niveau des connaissances et des milieux pratiques. Une solution commune permettrait à l’État de faire une pierre trois coups – le tout en venant assurer une meilleure protection du public en matière de sciences appliquées et de lutte à la mésinformation scientifique. Au lendemain des élections législatives québécoises, c’est désormais une nouvelle fenêtre qui se présente à nous, une ouverture encourageante à poursuivre les représentations qui s’imposent pour venir à bout de moderniser notre loi constitutive ! 

    Plus que jamais, vous pouvez avoir la certitude que l’Ordre veille au grain pour assurer la protection du public et que l’État nous écoute avec de plus en plus d’attention. Rappelez-vous que l’Ordre est la somme de ses membres et nous comptons sur vous. 

    En terminant, nous vous souhaitons bien amicalement de profiter avec vos proches des joies que procure l’arrivée imminente des saveurs du printemps pour vous ressourcer. Vous êtes la fierté de l’Ordre. 


    Au plaisir de vous revoir bientôt. 

      

    Michel Alsayegh, chimiste
    Président de l’Ordre
    Membre du Comité exécutif au Conseil interprofessionnel du Québec
    Vice-président de la Fédération des chimistes professionnels du Canada
    president@ocq.qc.ca  

     

     

     

  • Le système professionnel au service de la protection du public face à la mésinformation scientifique

     


    Par M. Marc Hamilton, président de l’Association des microbiologistes du Québec
    Par M. Michel Alsayegh, chimiste, président de l’Ordre des chimistes du Québec
    Par Mme Marie-Christine Bellemare, présidente de l’Association des biologistes du Québec

    Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, la propagation de la mésinformation a entraîné une baisse de la confiance du public vis-à-vis des vaccins, ce qui a contribué à une augmentation du nombre de cas et de décès. Selon une étude menée par le Conseil des académies canadiennes (CAC), entre mars et novembre 2021, environ 2,35 millions de Canadiens ont repoussé ou refusé la vaccination contre la COVID-19, ce qui a entraîné 2800 décès et des dépenses d’au moins 300 millions de dollars en visites à l’hôpital et en soins intensifs. Il est essentiel de faire confiance aux scientifiques pour assurer une meilleure santé publique et prévenir les conséquences négatives de la mésinformation. Cette dernière, qui consiste à diffuser des informations erronées ou trompeuses, peut avoir des conséquences graves sur la santé et le bien-être de la population, ainsi que sur l’économie et l’environnement.

    Le travail rigoureux et méthodique des scientifiques, associé à la vérification et à la critique par des pairs, conduisent à des conclusions fiables et crédibles. Grâce à ce processus scientifique, les soins de santé ont connu des améliorations significatives au fil des décennies, notamment dans le développement de médicaments, de traitements et de vaccins. Les avancées de la discipline scientifique de l’épidémiologie ont également permis de mieux comprendre les facteurs de risque pour la santé et de mettre en place des campagnes de sensibilisation pour réduire la mortalité. Il est indéniable que la science a permis l’amélioration de notre qualité de vie et continuera de le faire. Or, comme en témoignent les résultats du rapport du CAC, la mésinformation peut freiner ces avancées. Plus que jamais, le public doit faire confiance aux scientifiques qui détiennent les connaissances nécessaires pour assurer le bien-être collectif. De leur côté, ces derniers ont aussi leur rôle à jouer et doivent poursuivre leurs efforts de communication, de vulgarisation et d’éducation. La lutte contre la mésinformation en est une commune.

    D’ailleurs, l’un des remparts contre cette désinformation est clairement le système professionnel québécois. En effet, la fonction première des ordres professionnels est d’assurer la protection du public. De nombreuses actions sont réalisées afin d’assurer la rigueur scientifique autant des gestes que des propos, des personnes membres d’ordres professionnels.

    En ce sens, il convient de rappeler que l’Ordre des chimistes du Québec, l’Association des microbiologistes du Québec et l’Association des biologistes du Québec réalisent tous des démarches auprès des autorités gouvernementales afin d’assurer une meilleure protection du public en matière de sciences appliquées. La proposition la plus porteuse en ce sens – et la plus simple sur le plan législatif – serait de les regrouper dans un même ordre professionnel. En effet, ceux-ci partagent une importante connexité au niveau des connaissances et des milieux pratiques, notamment dans le secteur de la santé. En intégrant les microbiologistes et les biologistes à un ordre professionnel fort et déjà en place, les mécanismes disciplinaires et de la lutte à l’usurpation de titre qui s’appliqueront dès lors à leur exercice professionnel permettront de mieux protéger le public de certains discours conspirationnistes et pseudoscientifiques. Le tout au plus grand bénéfice de la population du Québec.

    (Lettre ouverte, 28 février 2023)


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