Auteur : Patrick Paquette

  • Avis de nomination au Conseil d’administration

     

     

    N’ayant reçu que deux (2) candidatures dans le délai fixé conformément aux dispositions de l’article 4 et 16 du Règlement sur l’organisation de l’Ordre des chimistes du Québec et les élections à son Conseil d’administration (RLRQ c. C-15 r. 12.1) et ce, dans la région électorale Ouest pour les deux (2) postes d’administrateurs en élection, le secrétaire de l’Ordre déclare élus M. Hassan Touati, chimiste, et M. Fahed Hassaid, chimiste, en application des pouvoirs qui lui sont conférés au 5e alinéa de l’article 67 du Code des professions (RLRQ c. C-26).

    Ces personnes entrent en fonction le 1er avril 2023 et leur mandat au Conseil d’administration est de trois (3) ans.

    Sincères félicitations!

  • Bienvenue aux nouveaux membres !

     

    L’Ordre des chimistes du Québec souhaite la bienvenue à ses nouveaux membres. Nous sommes fiers de vous accueillir !

    Consultez la liste des nouveaux membres de l’Ordre des chimistes du Québec

     

  • L’Ordre des chimistes du Québec présentera une demande en injonction interlocutoire afin que Santé Canada respecte le système professionnel québécois

     


    Montréal, 23 janvier 2023
    – L’Ordre des chimistes du Québec (Ordre) annonce sa décision de présenter une demande en injonction interlocutoire pour que Santé Canada respecte le système professionnel québécois. En effet, Santé Canada s’est objectée à la tenue dans ses installations d’une inspection professionnelle de l’exercice de la chimie à l’égard d’un chimiste à son emploi par un inspecteur de l’Ordre, notamment pour des gestes liés au secteur pharmaceutique qui sont réalisés sur le territoire du Québec. Selon la compréhension de l’Ordre, le procureur général du Canada estime que les institutions fédérales ne sont pas liées par les lois provinciales relatives aux ordres professionnels au Québec.

    « Nous faisons le choix de dévoiler publiquement cette décision parce que l’orientation du gouvernement du Canada menace ouvertement et directement l’ensemble du système professionnel québécois, et donc la protection du public au Québec », explique le président de l’Ordre, M. Michel Alsayegh.

    L’Ordre présentera sa demande en injonction interlocutoire à la Cour supérieure du Québec le 14 avril 2023.

     

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

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    Source: Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

    Renseignements:
    Julien Nelson, 450 495-0250
    Mathieu Santerre, 581 996-5344
    media@ocq.qc.ca


    Couverture médiatique

    La Presse

  • Processus d’accréditation des activités de formation continue

     


    L’Ordre des chimistes est fier d’annoncer le déploiement du processus d’accréditation des activités de formation continue à l’intention des formateurs qui voudraient faire accréditer les formations qu’ils offrent par l’Ordre.

    Ainsi, tout individu ou organisation dispensant une activité de formation continue pertinente pour le développement de la qualité de l’exercice des membres de l’Ordre peut faire une demande d’accréditation volontaire de ladite activité auprès du Bureau des affaires professionnelles.

    L’accréditation d’activités de formation continue est une occasion pour l’Ordre de proposer des formations de qualité à ses membres par le biais d’un processus d’évaluation rigoureux du contenu et du formateur qui tient compte de l’ensemble des éléments suivants :

    • Le lien entre l’activité et l’exercice de la profession
    • L’expérience et les compétences du formateur
    • Le contenu et la pertinence de l’activité
    • Le cadre pédagogique dans lequel se déroule l’activité
    • La qualité de la documentation
    • L’atteinte de l’obligation déontologique de formation des membres

    De plus, un logo a été spécialement créé afin de distinguer visuellement les formations accréditées par l’Ordre et de les repérer rapidement. Ce logo pourra être ajouté par le formateur sur son matériel afférent à l’activité de formation qu’il a fait accréditer (page Web, publicité, documentation, présentation, etc.).

    Afin d’en savoir plus sur le processus d’accréditation et pour déposer une demande, nous vous invitons à consulter la page sur notre site Web traitant de l’accréditation d’activités de formation continue par l’Ordre. Vous trouverez les informations suivantes :

    • Les critères
    • La procédure
    • Les frais exigibles
    • Le programme de visibilité

    De ce fait, il faut préciser que les frais exigibles s’adressent uniquement aux prestataires de la formation, c.-à-d. les formateurs qui demandent l’accréditation de formations qu’ils dispensent. Les membres de l’Ordre n’ont pas de frais d’accréditation à défrayer pour les formations qu’ils suivent et qu’ils documentent dans leur Espace membre.

    La liste des activités de formation accréditées par l’Ordre sera également disponible sur notre site Web. Celle-ci sera mise à jour au fur et à mesure que les formations accréditées seront disponibles.

    Les formateurs qui le souhaitent pourront également compter sur un plan de visibilité offert par l’Ordre afin de promouvoir davantage leurs formations sur différentes plateformes (site Web, infolettre, médias sociaux).

    Rappelons en terminant que les membres de l’Ordre n’ont pas l’obligation de suivre des activités de formation accréditées. En effet, les exigences de formation continue obligatoire stipulent que des membres de l’Ordre ont l’obligation de compléter 15 heures de formation par année ventilées de la façon suivante :

    • Minimum de 8 heures d’activités de formation continue dispensées par des tiers
    • Maximum de 7 heures d’activités d’apprentissage personnel

    Pour l’instant, il n’est pas obligatoire que les activités de formation continue dispensées par des tiers soient accréditées pour être reconnues par l’Ordre. Si cela venait à changer dans les années futures, vous en seriez informé promptement.

    Nous vous invitons à consulter la page sur notre site Web traitant des exigences de formation continue obligatoire pour plus de détails.

    Le processus d’accréditation des activités de formation continue est un moyen que l’Ordre met à la disposition des formateurs pour que les formations proposées répondent adéquatement aux besoins des membres de l’Ordre et aux normes professionnelles actuelles en matière d’exercice de la chimie. À ce propos, les membres de l’Ordre ont tout intérêt à demander aux formateurs qui dispensent des formations de les faire accréditer par l’Ordre.

    Pour tout renseignement complémentaire, veuillez communiquer avec M. Pierre-Olivier Danis, chargé d’affaires professionnelles, à l’adresse podanis@ocq.qc.ca

  • Mot du président – Hiver 2023

     


    Chers membres,
     

     Les élections québécoises de 2022 étant désormais derrière nous, nous sommes impatients de collaborer avec Mme Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor, ministre responsable de l’Administration gouvernementale et surtout, nouvelle ministre responsable de l’application des lois professionnelles, afin de mener à terme les travaux visant à procéder à la modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels (LCP). Des travaux que la ministre connaît bien, mais qui demeurent en attente d’une réelle priorisation gouvernementale. Nous soulignons également la nomination de M. Simon Allaire en tant qu’adjoint parlementaire de Mme LeBel pour le volet « ordres professionnels ». Osons espérer qu’un changement d’interlocuteur se traduira par des avancées significatives vis-à-vis de notre dossier fondamental – qui continue de compromettre la protection du public en matière d’exercice illégal de la chimie. 

     En outre, nous avons salué la nomination du ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Christian Dubé, du ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, M. Benoit Charette, du ministre de la Sécurité publique, M. François Bonnardel, de la ministre des Affaires municipales, Mme Andrée Laforest, et du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. André Lamontagne, avec qui l’Ordre souhaite poursuivre un dialogue essentiel pour un encadrement de l’exercice de la chimie en adéquation avec les besoins de protection du public dans ces différents domaines. 

     Nous rappelons que M. Benoit Charette nous a fourni une lettre d’appui en ce sens dans laquelle il est fait part que son « Ministère sera donc ouvert à collaborer avec l’Office des professions du Québec dans les travaux en cours pour répondre adéquatement au besoin d’actualisation de la Loi sur les chimistes professionnels ». 

     Par ailleurs, dans son discours inaugural, le premier ministre du Québec, M. François Legault, a lancé un appel aux ordres professionnels en demandant à ceux-ci des « résultats » et de se placer en « mode solution », tout en soulignant l’importance de l’élargissement des pratiques professionnelles. C’est exactement ce que nous proposons et continuerons de proposer au gouvernement du Québec. Nous demeurons ainsi déterminés à tout mettre en œuvre afin de mener à terme la modernisation de notre loi constitutive. Plusieurs éléments des dernières semaines sont d’ailleurs venus mettre en exergue la nécessité impérative pour l’État québécois d’y donner suite. 

     Reprenons ici l’exemple de la vaccination en tant qu’illustration. L’Ordre a accueilli favorablement le projet de Règlement sur certaines activités professionnelles en matière de vaccination et de dépistage qui peuvent être exercées par des personnes autres que des infirmières et des infirmiers – préparé par l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec. Comme vous le savez, les chimistes et les chimistes à l’entraînement vaccinent depuis le printemps 2021. Un seul bémol et non le moindre, c’est dans l’examen du projet de règlement par l’Office des professions du Québec (Office) qui a pour effet d’éconduire les chimistes à l’entraînement de la mobilisation générale pour la vaccination à partir du 31 décembre prochain. L’Office s’appuie sur une disposition de la LCP qu’elle juge problématique.  

     Le gouvernement du Québec peut faire une pierre deux coups en procédant à la modernisation de la LCP pour en corriger les éléments « problématiques », le tout dans une perspective de protection du public et de décloisonnement professionnel. De deux choses l’une : il existe des risques bien réels de catastrophes évitables liées à l’exercice illégal de la chimie au Québec; et le réseau de la santé n’a pas les moyens de se priver de la contribution de professionnels qualifiés pour la vaccination, des gens qui à l’heure actuelle sont mobilisés sur le terrain.  

     Ensuite, le milieu de l’environnement. L’Ordre est intervenu publiquement au côté de l’Ordre des agronomes du Québec et de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec pour exprimer ses préoccupations face à l’évolution récente de la réalité de l’utilisation des biosolides en agriculture et pour d’autres applications. Nos trois ordres professionnels ont recommandé à la population et aux entreprises d’effectuer une validation sérieuse de la composition et de la provenance avant toute utilisation. Nous avons d’ailleurs offert notre pleine collaboration au gouvernement qui a exprimé son intention de resserrer la réglementation face à l’utilisation de ces matières. Il faut procéder à la mise en vigueur de la réglementation appropriée dès que possible, surtout en ce qui a trait à l’importation de telles matières – tout en invitant la population, les entreprises et le gouvernement à mener une réflexion sur l’acceptabilité sociale de l’utilisation, du transport et du commerce des biosolides dans le contexte actuel. 

     Toujours sur le terrain des biosolides, l’Ordre est intervenu publiquement de manière complémentaire, cette fois-ci avec l’Association des microbiologistes du Québec et l’Association des biologistes du Québec. Les biosolides peuvent contenir des polluants émergents, tels des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), de même que des médicaments (antibiotiques), des hormones, des plastiques et des perturbateurs endocriniens. La grande persistance de plusieurs de ces molécules les rend difficilement dégradables au sein des écosystèmes et favorise leur bioaccumulation dans l’environnement. Ce fut l’occasion ici de mettre en lumière les expertises complémentaires des microbiologistes et des biologistes illustrant à grands traits ce qu’ils peuvent apporter à la protection du public. 

     En somme, l’Ordre est manifestement constructif, en conformité avec les visées et priorités du premier ministre. Nous tendons la main au gouvernement afin que nous puissions atteindre nos objectifs communs et cela dans l’intérêt collectif supérieur.  

     Sur ce, je voudrais profiter de l’occasion pour vous souhaiter une merveilleuse année 2023, et que celle-ci vous soit fructueuse à tous les niveaux. Une myriade de défis nous attend pour la prochaine année, et nous allons les relever grâce au travail essentiel que vous accomplissez jour après jour, et qui permet à notre profession de rayonner dans la population du Québec. 

    Au plaisir de vous revoir bientôt, 

     

    Michel Alsayegh, chimiste
    Président de l’Ordre
    Membre du Comité exécutif au Conseil interprofessionnel du Québec
    Vice-président de la Fédération des chimistes professionnels du Canada 

  • Bilan annuel 2022 du président de l’Ordre

     

     

    Bonjour chers membres,

    À quelques jours de la période des fêtes, voilà que l’année 2022 tire déjà à sa fin et offre l’occasion de faire un bilan du chemin parcouru ensemble durant les 12 derniers mois.

    Une fois de plus, l’Ordre a connu une année très occupée, riche en projets prometteurs pour l’avenir de la profession, en diverses réalisations et en collaborations fructueuses. Définitivement, le Conseil d’administration, la direction générale ainsi que l’ensemble des employés, les membres de comités, nos collaborateurs et les quelques 3 000 membres de l’Ordre peuvent se féliciter et se dire mission accomplie !

    Avec comme seul objectif d’assurer la protection du public en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans nos vies quotidiennes, l’Ordre est intervenu sur de nombreux enjeux durant la dernière année. Pensons notamment au rehaussement de la norme journalière de nickel permis dans l’air, à la distribution de tests rapides autoadministrés pour détecter la présence de certaines drogues dans les breuvages, ainsi qu’à contamination de l’environnement par l’arsenic à Rouyn-Noranda.

    Plus récemment, l’Ordre est également intervenu au sujet de la gestion des matières dangereuses, notamment des batteries au lithium qui se retrouvent dans les installations de gestion des matières résiduelles, dont les centres de tri. Puis, durant les dernières semaines, c’est l’évolution récente de la réalité de l’utilisation des boues d’épuration municipales provenant des États-Unis en agriculture et pour d’autres applications qui a interpelé l’Ordre, de même que l’Ordre des agronomes et l’Ordre des médecins vétérinaires. Parlant d’une seule voix, nos trois (3) ordres professionnels ont rappelé à nos élus qu’il y a urgence de légiférer concernant les contaminants d’intérêts émergents, dont les PFAS, afin de mieux les répertorier et d’outiller les professionnels qui ont besoin d’un cadre clair pour baser leurs décisions tout en protégeant le public.

    Parallèlement, l’Ordre a redoublé d’efforts afin d’augmenter significativement ses appuis au projet de modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels d’une façon qui soutient la protection du public. À cet égard, la campagne électorale de l’automne fut l’occasion de renouveler les engagements écrits des principaux partis politiques présents à l’Assemblée nationale au regard de la mise à jour de notre loi constitutive que vous savez largement désuète.

    Dans tous les cas, l’Ordre a offert une pleine collaboration à tous les acteurs concernés par ce dossier, de manière à s’assurer un encadrement de notre profession en adéquation avec l’exercice contemporain de la chimie. L’Ordre à la main tendue et est impatient de collaborer dans l’intérêt supérieur de la protection du public, avec Mme Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor, ministre responsable de l’Administration gouvernementale et, surtout, ministre responsable de l’application des lois professionnelles.

    En terminant, nous rappelons fièrement l’annonce de la création du Forum des universités de l’Ordre, et dont la première rencontre est prévue pour le début du mois de février 2023. Nous souhaitons sincèrement que le Forum devienne un lieu privilégié d’échange et de concertation entre les acteurs académiques qui forment les futurs chimistes, biochimistes et biochimistes cliniques, et l’Ordre qui encadre l’exercice de leurs activités professionnelles dans la perspective d’assurer l’avenir de la profession et sa pérennité.

    Pour conclure, nous vous souhaitons que le temps des fêtes 2022-2023 vous donne l’occasion de faire une pause dans vos tâches quotidiennes, d’accorder une place de choix aux valeurs qui vous sont chères et de passer des moments de qualité avec vos proches et ceux que vous aimez.

    C’est de tout cœur que nous vous souhaitons de joyeuses fêtes et une année 2023 heureuse, sereine et chaleureuse.


    Michel Alsayegh
    , chimiste
    Président de l’Ordre

     

  • Biosolides municipaux en agriculture : chimistes, microbiologistes et biologistes émettent un nouvel appel à la prudence

     

     

    Montréal, 15 décembre 2022 – L’Ordre des chimistes du Québec (OCQ), l’Association des microbiologistes du Québec (AMQ) et l’Association des biologistes du Québec (ABQ) pointent de nouveaux éléments problématiques en lien avec des boues d’épuration qui proviennent des États-Unis et sonnent l’alarme face aux conséquences irréversibles et à grande échelle sur le territoire québécois. En effet, selon leur provenance, les biosolides peuvent contenir des contaminants d’intérêts émergents nocifs pour l’environnement, telles des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), de même que des médicaments, dont des antibiotiques, des plastiques, des hormones et autres perturbateurs endocriniens. La grande persistance de plusieurs de ces molécules les rend difficilement biodégradables au sein des écosystèmes et favorise leur bioaccumulation dans les organismes vivants.

    « Les biologistes font partie des experts appelés à étudier et à élaborer des recommandations lorsqu’une pratique menace la biodiversité et les écosystèmes du Québec. Les terres agricoles et les milieux aquatiques, dont la faune et la flore sont particulièrement touchées par l’épandage de biosolides, illustrent bien comment leur expertise intégrant les divers niveaux du vivant permet une meilleure protection du public. La problématique d’épandage des boues d’épuration montre bien l’importance de la collaboration interprofessionnelle et la nature multidisciplinaire de ce type d’enjeux. Pour ces raisons, l’ABQ, l’AMQ et l’OCQ unissent aujourd’hui leur voix afin de réclamer une intégration des microbiologistes et biologistes au système professionnel québécois. », déclare la vice-présidente de l’ABQ, Mme Amélie Goulet.

    « Les microbiologistes sont des spécialistes des microorganismes et des interactions qu’ils exercent entre eux ainsi qu’avec leur milieu. De notre point de vue, il faut demeurer vigilant quant à la question des risques de dissémination de gènes de résistance aux antibiotiques dans l’environnement et de propagation de bactéries et virus pathogènes lors l’épandage de biosolides comme matières résiduelles fertilisantes. Pensons notamment aux agriculteurs qui sont en contact direct avec ces matières et à ceux qui les manipulent », déclare le président de l’AMQ, M. Marc Hamilton.

    « L’exemple des boues d’épuration démontre avec acuité la valeur de ce que peuvent apporter les microbiologistes et les biologistes à la protection du public. Nous croyons qu’il est possible d’atteindre plusieurs objectifs avec un seul moyen, soit de procéder à la modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels dans la perspective d’un décloisonnement des activités professionnelles favorable à une intégration réussie des microbiologistes et biologistes au système professionnel », soutient M. Michel Alsayegh, président de l’Ordre des chimistes du Québec.

    Il existe une corrélation entre la chimie, la microbiologie et la biologie – Ces scientifiques s’intéressent, entre autres, aux substances chimiques qui se retrouvent dans l’environnement et qui peuvent avoir un impact à tous les niveaux d’organisation du vivant. L’exercice de la microbiologie et de la biologie au Québec n’est pas encadré par un ordre professionnel. Les chimistes et biochimistes, quant à eux, sont régis par une loi constitutive désuète pour laquelle l’OCQ est engagée depuis plusieurs années dans un processus devant mener à sa modernisation.

    L’OCQ, l’AMQ et l’ABQ demandent que soit complété le processus de modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels interrompu le 5 mars 2014 lorsque les travaux de la 40e législature ont pris fin à l’étape des consultations particulières et auditions publiques portant sur le projet de loi n° 49 – Loi modifiant diverses lois professionnelles et d’autres dispositions législatives dans le domaine des sciences appliquées (PL-49).

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

    À propos de l’Association des microbiologistes du Québec

    L’Association des microbiologistes du Québec (AMQ) représente plus de 500 microbiologistes agréés qui exercent comme professionnels au Québec. Depuis sa fondation en 1975 en vertu de la troisième partie de la Loi sur les compagnies, l’AMQ est la seule association professionnelle au Québec offrant une reconnaissance professionnelle en microbiologie. Sa mission est d’assurer la protection du public et de représenter les microbiologistes du Québec, par la promotion d’une pratique professionnelle de la microbiologie.

    À propos de l’Association des biologistes du Québec

    L’Association des biologistes du Québec (ABQ) est un organisme à but non lucratif qui regroupe plus de 1 000 membres appartenant au domaine des sciences biologiques : les biologistes en pratique privée, les chercheurs, les gestionnaires à l’emploi des organismes publics, de l’industrie et d’autres institutions, les professeurs et enseignants en biologie et les étudiants en biologie. L’ABQ a comme objectif de défendre les intérêts du public en lien avec les enjeux sociaux, économiques, politiques et environnementaux qui interpellent ses membres.

     

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    Sources et renseignements :

    Ordre des chimistes du Québec (OCQ), Julien Nelson, 450 495-0250, media@ocq.qc.ca
    Association des microbiologistes du Québec (AMQ), Christian Beaulac, 514 728-1087
    Association des biologistes du Québec (ABQ), Micheline Nalette, 514 690-1220, micheline@c4com.ca


    Couverture médiatique :

    Radio-Canada
    Journal de Québec
    Journal de Montréal
    L’Horizon
    La Presse

  • Épandage de biosolides en provenance des États-Unis : trois ordres professionnels invitent la population et le gouvernement à la plus grande prudence

     


    Montréal, 8 décembre 2022
    – L’Ordre des chimistes du Québec (OCQ), l’Ordre des agronomes du Québec (OAQ) ainsi que l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ) expriment à l’unisson leur plus grande préoccupation concernant l’évolution récente de la réalité de l’utilisation des biosolides municipaux en agriculture et pour d’autres applications, qui a été l’objet de reportages journalistiques ces derniers jours. Les « biosolides » sont une catégorie de matières résiduelles fertilisantes qui se présentent sous la forme de boues résultant de l’épuration des eaux usées municipales et industrielles.

    En raison de la présence inquiétante de divers contaminants d’intérêts émergents, dont les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), dans certains de ces biosolides, comme ceux importés au Québec depuis les États-Unis (É.-U.), les trois ordres professionnels recommandent à la population et aux entreprises de s’abstenir d’utiliser des biosolides municipaux et industriels en provenance des É.-U., notamment de l’État du Maine. De même, il est également recommandé de ne pas utiliser de compost auquel de tels biosolides sont ajoutés ou tout autre produit dérivé.

    Les trois ordres professionnels prennent aussi acte de l’intention exprimée par le gouvernement du Québec de resserrer la réglementation à l’égard de l’utilisation de ces matières et d’interdire leur importation. En ce sens, les trois ordres professionnels rappellent qu’il y a urgence de légiférer concernant les contaminants d’intérêts émergents, afin de mieux les répertorier et d’outiller les professionnels qui ont besoin d’un cadre clair pour baser leurs décisions tout en protégeant le public. Les trois ordres professionnels demandent au gouvernement d’être impliqués dans la modernisation de la règlementation appropriée et offrent leur pleine collaboration à sa mise en vigueur dès que possible.

    De manière plus large, les trois ordres professionnels invitent la population, les entreprises et le gouvernement à mener une importante réflexion collective sur la valorisation de nos matières résiduelles et en tenant compte du risque associé pour la santé et l’environnement.

    « Les PFAS et autres contaminants d’intérêts émergents sont très persistants dans l’environnement, bioaccumulables et leurs impacts dommageables sur la santé sont bien documentés. Les chimistes et biochimistes sont des experts des substances chimiques et de leurs diverses interactions. Plusieurs d’entre eux sont à pied d’œuvre pour caractériser les boues d’épuration de manière exhaustive et développer des solutions de décontamination et de valorisation en accord avec notre mission de protection du public », déclare le président de l’OCQ, M. Michel Alsayegh.

    « L’agronome joue un rôle clé dans le recyclage des matières résiduelles fertilisantes, en plus d’avoir comme préoccupation première la protection du public. Les données scientifiques qui alimentent le débat sur le recyclage de matières résiduelles fertilisantes évoluent rapidement. Nous demandons aux autorités responsables d’agir afin d’assurer aux professionnels et à la population un cadre clair et sécuritaire dans une perspective de santé publique qui tienne compte de l’acceptabilité sociale des projets de valorisation », déclare la présidente de l’OAQ, Mme Martine Giguère.

    « La problématique rapportée par les médias dernièrement soulève bien des questionnements et des inquiétudes.  Dans le respect de notre mission comme ordre professionnel et la protection de la santé animale et humaine, la profession vétérinaire est un intervenant majeur en termes de santé publique. L’Ordre offre donc son entière collaboration aux instances concernées pour la recherche de voies d’améliorations à cette problématique », déclare le président de l’OMVQ, Dr Gaston Rioux.

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

    À propos de l’Ordre des agronomes du Québec

    En respect de son mandat de protection du public, l’Ordre des agronomes du Québec s’assure de la qualité des services rendus par ses quelque 3 300 membres. Pour y arriver, il vérifie la compétence des personnes qui désirent faire partie de l’Ordre, il surveille l’exercice de la profession et il soutient le maintien et le rehaussement de la compétence professionnelle des agronomes.

    À propos de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec

    L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec est un organisme, constitué en vertu du Code des professions et de la Loi sur les médecins vétérinaires, qui regroupe plus de 2 700 médecins vétérinaires au Québec. Son mandat est d’assurer la protection du public en faisant la promotion d’une médecine vétérinaire de qualité qui vise l’amélioration du bien‐être des animaux et le maintien de la santé publique.

     

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    Sources et renseignements :
    Ordre des chimistes du Québec (OCQ), Mathieu Santerre, 581 996-5344, media@ocq.qc.ca
    Ordre des agronomes du Québec (OAQ), Francis Khoury, 438 797-4045, francis.khoury@oaq.qc.ca
    Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ), Claude Grégoire, 450 774-1427 # 241, communications@omvq.qc.ca


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  • Décloisonnons la profession de chimiste pour aider le réseau de la santé



    Le Québec est à un moment critique où le réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) ploie de partout, en cette période où sévit sur la population québécoise un trio de virus qui se traduit par une transmission accrue de plusieurs maladies respiratoires infectieuses.

    Pour le ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Christian Dubé, la recette passe par un décloisonnement des professions, afin de perpétuer certains avancements hérités de la pandémie, en particulier en ce qui a trait à la vaccination. Le décloisonnement de la profession de chimiste, qui est régie par une loi constitutive désuète, devient plus que jamais une illustration éloquente de la mise en œuvre rapide de cette orientation. Le Québec est à un moment critique où le réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) ploie de partout, en cette période où sévit sur la population québécoise un trio de virus qui se traduit par une transmission accrue de plusieurs maladies respiratoires infectieuses.


    L’entraînement à la vaccination

    Reprenons ici l’exemple de la vaccination en tant qu’illustration. L’Ordre des chimistes du Québec (Ordre) a accueilli favorablement le projet de Règlement sur certaines activités professionnelles en matière de vaccination et de dépistage qui peuvent être exercées par des personnes autres que des infirmières et des infirmiers – préparé par l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec. Là où le bât blesse, c’est dans l’examen du projet de règlement par l’Office des professions du Québec (Office) qui a pour effet d’éconduire les chimistes à l’entraînement de la mobilisation générale pour la vaccination à partir du 31 décembre prochain. L’Office s’appuie sur une disposition de la Loi sur les chimistes professionnels (Loi) qu’elle juge problématique. Il faut comprendre que les chimistes et les chimistes à l’entraînement vaccinent depuis le printemps 2021.

    La question qui surgit naturellement dans les esprits : pourquoi ne pas pérenniser cet état des forces sur le terrain, comme le souhaite le ministre, plutôt que de rebrousser chemin et de laisser des gens derrière face à un système de santé à bout de souffle? L’Ordre collabore pourtant avec le ministère de la Santé et des Services sociaux depuis plusieurs années et les résultats sont probants.


    Moderniser la Loi

    Nous croyons qu’il est plus que temps pour le gouvernement du Québec d’attraper la balle au bond, de faire une pierre deux coups et de procéder à la modernisation de la Loi pour en corriger les éléments « problématiques ». Cette mise à jour doit se faire impérativement pour préciser le champ d’exercice de la chimie ainsi que les activités réservées aux chimistes et biochimistes, en cohérence avec l’exercice contemporain de la profession – le tout dans une perspective de protection du public et de décloisonnement professionnel. De deux choses l’une : il existe des risques bien réels de catastrophes évitables liés à l’exercice illégal de la chimie au Québec; et le réseau de la santé n’a pas les moyens de se priver de la contribution de professionnels qualifiés pour la vaccination, des gens qui à l’heure actuelle sont mobilisés sur le terrain.

    Dans son discours inaugural, le premier ministre du Québec, M. François Legault, a lancé un appel aux ordres professionnels en demandant à ceux-ci des « résultats » et de se placer en « mode solution », tout en soulignant l’importance de l’élargissement des pratiques professionnelles. C’est précisément ce que nous proposons.

    Devant ce scénario dystopique, il existe effectivement des solutions rapides et efficientes. L’Ordre tend la main au ministre Dubé, ainsi qu’à la nouvelle ministre responsable de l’application des lois professionnelles, Mme Sonia LeBel, afin que soit décloisonnée la profession de chimiste dans le cadre d’une nouvelle Loi en adéquation avec la pratique moderne de la chimie. Les chimistes et biochimistes veulent et doivent faire partie de la solution.

     

    Michel Alsayegh, chimiste
    Président de l’Ordre


    Couverture médiatique

    Journal de Montréal
    Journal de Québec
    TVA Nouvelles

  • L’Ordre des chimistes du Québec appuie l’effort concerté de vaccination malgré l’exclusion regrettable des chimistes à l’entraînement

     

    Montréal, 25 novembre 2022 – L’Ordre des chimistes du Québec (Ordre) accueille favorablement le
    projet de Règlement sur certaines activités professionnelles en matière de vaccination et de dépistage qui
    peuvent être exercées par des personnes autres que des infirmières et des infirmiers, qui contribuera
    assurément à poursuivre l’important effort entrepris pour soutenir les opérations de vaccination à un
    moment où un trio de virus sévit sur la population québécoise. S’il souhaite que le projet soit rapidement
    adopté, l’Ordre déplore vivement que l’Office des professions du Québec prévoit de retirer les chimistes à
    l’entraînement de cet effort concerté, malgré le fait que ceux-ci vaccinent activement depuis le printemps
    2021. En effet, en raison de difficultés d’interprétation de la Loi sur les chimistes professionnels que l’Ordre
    souhaite ardemment résoudre depuis dix ans, tout indique que le Québec devra se passer de l’apport
    offert par les chimistes à l’entraînement après le 31 décembre 2022. En effet, le gouvernement tient une
    consultation exceptionnellement courte sur le sujet, qui se termine le 26 novembre.

    « Alors que tout le monde est d’accord pour mettre l’épaule à la roue, au plus grand bénéfice de la
    population, l’Office des professions du Québec rebrousse chemin et vient mettre du sable dans
    l’engrenage en excluant les chimistes à l’entraînement des activités de vaccination en raison de difficultés
    d’interprétation de notre loi professionnelle désuète. En pleine période de crise sanitaire, on vient fermer
    la porte à la contribution de professionnels qualifiés pour la vaccination, des gens qui à l’heure actuelle
    sont mobilisés sur le terrain. On avance en arrière, cela n’a aucun sens. », déclare le président de
    l’Ordre, M. Michel Alsayegh.

    Devant cette situation ubuesque et incohérente qui favorise le cloisonnement des professions au détriment
    de la population, l’Ordre interpelle le ministre de la Santé, M. Christian Dubé, ainsi que la ministre
    responsable de l’application des lois professionnelles, Mme Sonia LeBel, afin que les chimistes à
    l’entraînement puissent poursuivre leur contribution à cet effort de vaccination sans précédent.
    L’Ordre réitère également pour la énième fois qu’il est impératif de procéder sans plus attendre à la
    modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels, pour laquelle la désuétude visible entrave sa
    mission fondamentale : celle de protéger le public québécois par un encadrement adéquat de l’exercice
    de la chimie. Pour l’Ordre, il est des plus regrettables qu’à un moment où le système de santé est à la
    croisée des chemins et nécessite la mobilisation de toutes et tous, la population québécoise éprouvée par
    la pandémie doive faire les frais de ce qui relève véritablement d’une non-priorisation politique.

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres oeuvrant dans des secteurs aussi variés
    que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la
    protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des
    Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles
    encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

    Renseignements :
    Julien Nelson, 450 495 0250
    Émile Gauthier, 418 806-6250
    medias@lorangebleue.biz