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  • Membres de l’Ordre des chimistes honorés lors du Gala de reconnaissance (Grand RDV des chimistes et des biochimistes

     

    Lors de la soirée Gala de reconnaissance organisée dans le cadre Grand RDV des chimistes et des biochimistes le 11 octobre dernier, l’Ordre a honoré deux de ses membres émérites en leur décernant le titre honorifique de Compagnons de Lavoisier. Il s’agit de la plus haute distinction remise par l’Ordre en reconnaissance d’une contribution remarquable à la société et d’une implication importante dans le rayonnement de la profession et de l’Ordre tout au long de la carrière. Les membres émérites forment collectivement la « Société honorifique des Compagnons de Lavoisier ». Les membres honorés cette année sont les chimistes M. Jean Lessard, professeur émérite retraité de l’Université de Sherbrooke., et M. Marc Olivier, professeur-chercheur au Centre de transfert technologique en écologie industrielle.

    Lors de la même soirée Gala de reconnaissance, l’Ordre a également décerné le Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) au Dre Julie Amyot, biochimiste clinique et cheffe de laboratoire de diagnostic moléculaire (LDM) de l’Institut de cardiologie de Montréal, afin de souligner sa contribution remarquable et son apport digne de mention à la profession.

    Le Mérite du CIQ constitue une reconnaissance prestigieuse pour le professionnel à qui il est accordé. Il est décerné annuellement par le CIQ à un membre qui s’est démarqué de chacun des ordres professionnels.

    Joignez-vous à nous pour leur offrir toutes nos félicitations !

    Pour consulter le parcours professionnel détaillé des récipiendaires et de la lauréate

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    Récipiendaires du titre honorifique de Compagnons de Lavoisier

    M. Michel Alsayegh, chimiste et président de l’Ordre accompagné M. Jean Lessard, chimiste et M. Patrick D. Paquette, biochimiste et directeur général et secrétaire de l’Ordre

     

    M. Michel Alsayegh, chimiste et président de l’Ordre accompagné, M. Marc Olivier, chimiste et M. Patrick D. Paquette, biochimiste et directeur général et secrétaire de l’Ordre


    Lauréate du Mérite du CIQ

    M. Michel Alsayegh, chimiste et président de l’Ordre accompagné de Dre Julie Amyot, biochimiste clinique

  • L’Ordre des chimistes crée son comité de développement professionnel

     

    Montréal, mercredi, 29 novembre 2023 – L’Ordre des chimistes du Québec (Ordre) est fier d’annoncer la création de son nouveau Comité de développement professionnel (CDP), un lieu d’échange et de concertation entre l’Ordre et les acteurs œuvrant dans le développement des compétences, notamment en chimie et en biochimie, dans plusieurs des secteurs où exercent les membres de l’Ordre ou qui les représentent. Le CDP aura comme mandat d’identifier les besoins de formation des membres de l’Ordre, de développer l’offre de formation continue et de participer au processus d’accréditation du contenu des activités de formation et des formateurs.

    La première rencontre de démarrage du CDP s’est tenue le 24 novembre dernier et fut un réel succès. L’Ordre souhaite remercier chaleureusement les organisations qui vont participer aux travaux du CDP, soit le Comité sectoriel de main-d’œuvre des industries des produits pharmaceutiques et biotechnologiques du Québec (Pharmabio développement), le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie du caoutchouc du Québec  (CSMO Caoutchouc), le Comité sectoriel de main-d’œuvre – Énergies, Procédés & Chimie (CoeffiScience), le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’environnement (EnviroCompétences), l’Association des chimistes et des biochimistes du Québec (ACBQ) et l’Association pour le développement et l’innovation en chimie au Québec (ADICQ). Cette concertation des acteurs du milieu permettra d’optimiser nos actions et de mettre en commun nos ressources pour le développement professionnel des chimistes et des biochimistes. L’Ordre poursuit également les discussions avec d’autres organisations intéressées à se joindre au CDP dans un proche avenir.

    « La mise en place de ce nouveau comité opérationnel à l’Ordre s’inscrit directement dans les axes d’intervention de notre Plan stratégique 2022-2025 à l’égard de l’optimisation et du soutien à l’exercice de nos membres. Nous souhaitons que le Comité de développement professionnel devienne un lieu de rencontres privilégiées entre les acteurs du développement des compétences et l’Ordre, ce qui permettra de discuter sur une base régulière des besoins des chimistes et des biochimistes en matière de développement professionnel, de se connecter à la réalité du terrain de l’exercice de la profession et de développer une offre de formations en adéquation », déclare le directeur général et secrétaire de l’Ordre, M. Patrick D. Paquette.

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)
    Renseignements :
    Sun Kolev, 514-214-7690
    skolev@ocq.qc.ca

     

    De gauche à droite :
    Mme Caroline Renaud (CoeffiScience), Mme Lucie Bourgault (CSMO Caoutchouc), M. Pierre-Olivier Danis (OCQ), Sun Kolev (OCQ), André Dion (ACBQ), Mme Kim Bourgeois (Pharmabio Développement), Gabrielle Quinn (OCQ) et M. Patrick Paquette (OCQ)

    Absents sur la photo : Mme Dominique Dodier (EnviroCompétences) et M. Richard Décarie (ADICQ)

  • Nomination de Mme Fatima Sobh au poste d’inspectrice-enquêtrice

     

    L’Ordre des chimistes du Québec (OCQ) a le plaisir d’annoncer la nomination de Mme Fatima Sobh, chimiste, au poste d’inspectrice-enquêtrice. Son entrée en fonction a eu lieu le 24 octobre dernier.

    Membre de l’Ordre depuis 2015, Mme Sobh possède une expérience professionnelle dans plusieurs domaines, dont l’analyse en laboratoire, la certification, la gestion de projets, les opérations, les suivis avec les fournisseurs et le service à la clientèle. Diplômée du baccalauréat en chimie (2011) et de la maitrise en chimie (2014) de l’Université du Québec à Montréal, Mme Sobh cumule plus de neuf (9) années d’expérience en chimie. Depuis le début de sa carrière, elle a notamment occupé des postes d’analyste, de chimiste signataire et de superviseure de laboratoire.

    Afin d’assurer la protection du public, Mme Sobh exercera ses nouvelles fonctions sous la direction de M. Haddi Bourkou, chef de la surveillance de l’exercice et des enquêtes pénales. À titre d’inspectrice-enquêtrice, Mme Sobh participera aux activités d’inspection professionnelle, d’enquêtes en matière de lutte à l’exercice illégal et à l’usurpation de titre et de prévention des infractions pénales.

    L’Ordre se félicite de l’embauche de Mme Sobh et est convaincu qu’elle contribuera pleinement à la réalisation de notre mission de protection du public.

    Bienvenue parmi nous Fatima !

  • Un premier Grand RDV des chimistes et des biochimistes réussi pour l’OCQ

     

    Montréal, lundi 16 octobre – Le Grand RDV des chimistes et biochimistes coprésenté par La Personnelle, Desjardins et Eurofins EnvironeX, a connu un succès tonitruant. Pour sa dixième édition et après trois ans d’absence pandémique, le colloque annuel organisé par l’Ordre des chimistes du Québec (Ordre) faisait peau neuve et revenait sous le nom de « Grand RDV des chimistes et des biochimistes ». L’événement, qui s’est déroulé le 11 octobre dernier à Drummondville, a rassemblé plus de deux cents (200) personnes provenant de plus de 20 secteurs d’activité économique. En plus de la traditionnelle assemblée générale annuelle, les membres de l’Ordre et les collaborateurs ont pu participer à une conférence plénière, à des rencontres avec des experts, à plusieurs ateliers de formation interactifs et à une soirée de gala pour la reconnaissance des membres émérites.

    L’événement a suscité un grand engouement chez les membres et les collaborateurs de l’Ordre qui se sont déplacés en grand nombre pour assister à diverses activités de formations et de reconnaissance. Le colloque a aussi donné lieu à des discussions fécondes au sujet de la protection du public, ainsi qu’à l’avenir de la chimie et de la biochimie au Québec.

    « Nous sommes très fiers de la première édition du Grand RDV des chimistes et biochimistes coprésenté par La Personnelle, Desjardins et Eurofins EnvironeX. Notre équipe n’est pas restée les bras croisés pendant la pause pandémique, ce Grand RDV est le fruit de trois (3) ans de travail et de l’ambition de faire un événement à l’image de nos membres et de la profession. Cette occasion unique de nous rassembler nous a permis de tisser des liens et de mettre à profit l’intelligence collective pour réfléchir à l’avenir de la chimie et de la biochimie au Québec. Toute l’équipe de l’Ordre souhaite remercier les membres qui ont été nombreux à participer à notre colloque et les partenaires financiers de l’événement », affirme le président de l’Ordre, M. Michel Alsayegh.

     

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

     L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

     

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

    Renseignements :
    Guillaume Desmarais, 819 560-2151
    Julien Nelson, 450 495-0250
    medias@lorangebleue.biz


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  • Mot du président – automne 2023

     

    Permettez-moi d’emblée de vous souhaiter un bon début d’automne en cette période, en espérant que vous avez su profiter de la période estivale pour vous ressourcer et passer du temps de qualité avec vos proches, avec des souvenirs joyeux plein la tête. En tant que président l’Ordre, je suis particulièrement heureux de vous voir exercer une profession qui fait notre fierté!

    Un petit mot d’abord pour vous rappeler que le colloque annuel organisé par l’Ordre arrive à grands pas – tout comme l’assemblée générale annuelle 2023, soit le 11 octobre prochain au centre des congrès de Drummondville. Vous êtes toutes et tous cordialement conviés à cet événement intitulé « Grand rendez-vous des chimistes et des biochimistes ». Cette nouvelle identité, révélatrice du rôle fondamental que l’Ordre joue dans les secteurs de la chimie et de la biochimie, est le reflet de l’importance attribuée aux chimistes et aux biochimistes – en leur offrant une occasion singulière de se rassembler et d’échanger sur l’avenir de la profession, et ce, au service de la protection du public. Par la même occasion, nous sommes extrêmement fiers d’annoncer qu’une soirée-gala de reconnaissance des membres émérites est également au programme de l’événement durant le banquet. Plus de 150 participants sont attendus pour l’événement, pour profiter d’une programmation de grande qualité.

    Maintenant, sur un plan nettement moins joyeux, alors que nous soulignions tristement les dix années de l’hécatombe de Lac-Mégantic cet été, l’Ordre a rappelé que le public québécois n’est toujours pas à l’abri des risques liés à la gestion des matières dangereuses. En effet, plusieurs autres incidents évitables surviennent, causés par des lacunes dans la manipulation, l’entreposage et le transport des matières dangereuses. Nous avons donc rappelé qu’il était fondamental de se pencher sur l’encadrement professionnel des personnes chargées de la gestion des matières dangereuses, puisque cela comporte des angles morts et risque d’engendrer de futures hécatombes.

    Nous poursuivons aussi sans trêve nos démarches et représentations afin de mener à terme notre quête de la modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels (LCP). Comme vous le savez, l’Office des professions du Québec est en attente d’une priorisation politique du cabinet de Mme LeBel. Nos devoirs sont faits de ce côté-là — le dossier de l’Ordre est intégralement complété depuis belle lurette et nous vous informons qu’une rencontre avec le cabinet de la ministre chargée de l’application du Code des professions et des lois constituant les ordres professionnels pointe à l’horizon. Nous sommes bien évidemment avides d’en arriver à nos fins, notamment alors que débute le grand chantier de modernisation du système professionnel, dont les consultations furent lancées le 6 septembre dernier. La mise à jour de la LCP doit impérativement figurer dans le plan d’action du gouvernement, et nous continuerons de nous en assurer.

    Le 12 septembre dernier était jour de rentrée parlementaire à Québec. Pour l’occasion, l’Ordre est intervenu publiquement pour enjoindre au gouvernement de profiter de ce chantier de modernisation du système professionnel pour enfin moderniser la LCP, et ainsi préciser le champ d’exercice de la chimie et les activités réservées aux chimistes aux fins d’assurer la protection du public. À titre de rappel, nous demandons que soit complété le processus de modernisation de la LCP interrompu le 5 mars 2014, lorsque les travaux de la 40e législature ont pris fin à l’étape des consultations particulières et auditions publiques portant sur le projet de loi n° 49 – Loi modifiant diverses lois professionnelles et d’autres dispositions législatives dans le domaine des sciences appliquées.

    Dans un contexte de vaste réforme du réseau de la santé et des services sociaux lancée par le ministre de la Santé, M. Christian Dubé, nous ne pouvions que souligner l’importance capitale du rôle des membres de l’Ordre au sein du système de santé et en amont de celui-ci. C’est ce que nous avons accompli par le truchement d’une lettre ouverte dans laquelle nous démystifions les fonctions qu’ils y exercent. En considération que les avancées scientifiques et technologiques jouent un rôle prépondérant pour la santé et le mieux-être de la population du Québec, les membres de l’Ordre se positionnent en tant qu’acteurs fondamentaux, notamment dans la protection de la santé publique, tout en développant et en s’assurant de la qualité des produits pharmaceutiques, en œuvrant dans des laboratoires de recherche sur les innovations thérapeutiques et diagnostiques, en analysant les contaminants nocifs pour l’humain, ainsi qu’en formulant des conseils et des recommandations visant à assurer une utilisation et un entreposage sécuritaire des matières dangereuses. Il est primordial de bien identifier ce rôle névralgique des chimistes et des biochimistes afin de bien s’inscrire dans le volet « Lois professionnelles » du Plan santé.

    Dans le même ordre d’idées, nous avons effectué une sortie publique dans laquelle nous appelons à un meilleur encadrement des personnes qui exercent des activités en santé à titre de « spécialiste en sciences biologiques et physique sanitaire » (CPNSSS 1207) et de « spécialiste clinique en biologie médicale » (CPNSSS 1291). Comme vous le savez, la plupart de ces personnes ne sont pas membres d’un ordre professionnel, ce qui cause des bris de la chaîne de responsabilité professionnelle et déontologique dans le réseau de la santé et des services sociaux. L’Ordre a du même souffle souligné son ouverture à intégrer ces personnes parmi ses membres — ce qui pourrait être possible dans le cadre d’une modernisation de la LCP, qui contribuerait du même coup à l’atteinte des objectifs d’efficacité du Plan santé.

    Dans un autre grand chantier gouvernemental, l’Ordre est également préoccupé par une disposition du projet de loi n° 15, Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace (PL15), qui met en cause la protection du public, en l’occurrence les usagers du réseau. Il est de votre connaissance que les laboratoires hospitaliers du réseau de la santé sont essentiels à la prestation de soins et de traitements médicaux de qualité. Or, dans le PL15, il a été proposé d’évincer les biochimistes cliniques de la gouvernance des laboratoires de biochimie du réseau de la santé. Cela aurait eu pour effet de réduire comme peau de chagrin la capacité des biochimistes cliniques à exercer pleinement leur responsabilité professionnelle — qui en serait grandement affaiblie ce qui viendrait générer un risque d’atteinte à la qualité des services de laboratoire pour le public québécois qui nous apparaît hautement problématique. À cet effet, nous avons proposé un amendement au PL15, à l’article 177, visant justement à rétablir ce qui est actuellement inscrit dans la Loi sur la santé et les services sociaux (RLRQ c. S-40.2) (LSSS), c’est-à-dire que les biochimistes cliniques sont membres du département clinique de médecine de laboratoire et ils peuvent en être le chef, comme stipulé à son l’article 188. « Gain » en demi-teinte : nous avons obtenu les modifications demandées au PL15 – bien que les amendements adoptés soient mi-figue, mi-raisin.

    Ainsi, le volet concernant les lois professionnelles du Plan santé et le chantier de la modernisation du système professionnel sont les grands axes qui figurent au radar de l’Ordre pour les prochains mois. Espérons que cela pourra propulser au fil d’arrivée notre projet de modernisation de la LCP en adéquation avec l’exercice de la chimie au 21e siècle — avec le gage d’une protection digne du public québécois.

     

    Michel Alsayegh, chimiste
    Président de l’Ordre
    Membre du Comité exécutif et trésorier au Conseil interprofessionnel du Québec
    Vice-président de la Fédération des chimistes professionnels du Canada
    president@ocq.qc.ca

  • Rentrée parlementaire : l’Ordre des chimistes du Québec réitère la nécessite de moderniser la Loi sur les chimistes professionnels cet automne

    Montréal, le 12 septembre 2023 — Alors que la rentrée parlementaire se déroule aujourd’hui, l’Ordre des chimistes du Québec (OCQ) enjoint au gouvernement de profiter de son vaste chantier de modernisation du système professionnel pour enfin moderniser la Loi sur les chimistes professionnels (LCP), et ainsi préciser le champ d’exercice de la chimie et les activités réservées aux chimistes aux fins d’assurer la protection du public. Une mise à jour fort nécessaire et urgente qui est demandée depuis plusieurs années déjà par l’OCQ.

    « La population doit être en mesure de faire confiance aux intervenants qui manipulent, entreposent ou font usage de substances chimiques, peu importe la nature ou le but. En ce sens, à la lumière des avancées modernes en sciences et technologies et du risque de préjudices grandissant pour le public, il s’avère que la LCP, datant de 1964, qui n’a pratiquement pas évolué depuis son adoption initiale en 1926, nécessite impérativement une modernisation. Actuellement, des lacunes sur le plan légal engendrent une pratique parfois irresponsable de la chimie par des personnes non qualifiées, constituant ainsi un aléa dangereux pour la population québécoise notamment en termes de gestion des matières dangereuses. Au moment où les parlementaires regagnent l’Assemblée nationale, l’OCQ réitère son souhait que sa loi constitutive soit enfin modernisée au courant de la prochaine session parlementaire pour tenir compte de l’évolution importante des différentes branches de la chimie. Ceci étant, c’est avec intérêt que nous avons accueilli l’annonce du début du chantier de modernisation du système professionnel par la ministre responsable de l’application des lois professionnelles, Mme Sonia LeBel, la semaine dernière. Un des objectifs de ce chantier est justement de fournir des outils aux ordres professionnels pour que ceux-ci encadrent plus facilement leurs professions dans une perspective de protection du public. À nos yeux, la demande de l’OCQ se doit d’être considérée, notamment puisqu’elle permettra concrètement de diminuer les risques de préjudices pour la population », soutient le président de l’Ordre, M. Michel Alsayegh.

    Une modernisation de la LCP permettrait notamment d’y préciser le champ d’exercice de la chimie et les activités réservées aux chimistes dans une perspective de l’exercice contemporain de la profession. Cela est nécessaire pour assurer un encadrement professionnel en adéquation avec le rôle que les chimistes et biochimistes jouent dans la société moderne.

    « Par ailleurs, n’oublions pas que les chimistes et les biochimistes sont aussi des acteurs incontournables du réseau de la santé et des services sociaux. Alors que le ministre de la Santé, M. Christian Dubé, s’affaire à mettre sur pied son ambitieuse réforme pour améliorer l’efficacité du système, nous sommes persuadés que la modernisation de notre loi constitutive contribuerait à l’atteinte de cet objectif. En effet, une mise à jour permettrait d’y inclure de nouveaux professionnels, notamment du milieu de la santé. Ceux-ci seraient donc assujettis aux mécanismes de protection du public. Le tout permettrait d’augmenter la confiance des professionnels de la santé qui interagissent au quotidien avec ces personnes qui ne sont pas pour le moment imputables déontologiquement », fait valoir M. Michel Alsayegh.

    Enfin, l’OCQ tient à souligner que toute l’information nécessaire à la modernisation de sa loi a été remise à l’Office des professions et au cabinet de la ministre LeBel pour le traitement rapide de ce dossier.
    Au nom de la protection du public, l’OCQ espère ainsi que le gouvernement saisisse l’occasion pour aller de l’avant dans ce dossier qui traîne dans les cartons depuis plus d’une décennie.

     

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

     

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

     

    Renseignements :
    Julien Nelson, 450 495-0250
    Kassandra Jouve-Dolbec, 581 928-1382
    media@ocq.qc.ca


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    Journal L’Horizon

  • Convocation à l’assemblée générale annuelle – 11 octobre 2023


    Prenez avis que les membres de l’Ordre des chimistes du Québec sont conviés à la 97e assemblée générale annuelle (AGA) qui se tiendra le mercredi 11 octobre 2023 à 15 h 00 en mode hybride (en présentiel et par visioconférence).


    POUR PARTICIPER

    Pour participer à l’AGA, en présentiel ou par visioconférence, vous devez vous inscrire sur le Portail des participants du Grand RDV des chimistes et des biochimistes en utilisant le lien suivant : https://tinyurl.com/3hvcmnfk

    Les membres qui participent à la journée complète sont automatiquement inscrits à l’AGA, tout comme ceux inscrits au tarif « Membre – Assemblée générale annuelle + Banquet/Gala ».

    Les membres qui désirent assister à l’AGA seulement, sans participer au colloque, peuvent le faire gratuitement en sélectionnant le tarif « Membre – Assemblée générale annuelle (seulement) » à 0 $.


    DOCUMENTATION

    À ce propos, nous vous saurions gré de prendre connaissance des documents suivants qui se trouvent dans votre Espace membre :

    • Avis de convocation à l’assemblée générale annuelle 2023;
    • Ordre du jour de l’assemblée générale annuelle 2023;
    • Projet de procès-verbal de l’assemblée générale annuelle du 13 octobre 2022;
    • Projet de rapport annuel 2022-2023

    Note : Seul les documents disponibles dans l’Espace membre sont considérés comme officiels et à jour.


    PÉRIODE DE CONSULTATION SUR LA COTISATION ANNUELLE 2024-2025

    Conformément à l’article 103.1 du Code des professions (RLRQ c. C-26), « au moins 30 jours avant l’assemblée générale annuelle, le secrétaire de l’Ordre doit communiquer à tous les membres de l’Ordre, pour commentaires, l’information au sujet du montant de la cotisation annuelle. L’information est accompagnée du projet de résolution modifiant ce montant, le cas échéant, des prévisions budgétaires pour l’année financière visée par la cotisation incluant une ventilation de la rémunération des administrateurs élus, et d’un projet de rapport annuel. »

    L’information nécessaire à cette consultation se trouve dans le document ci-dessous, aussi disponible dans votre Espace membre

    • Consultation sur la cotisation annuelle 2024-2025

    Vos commentaires sur la cotisation annuelle sont attendus d’ici le 3 octobre 202317 h 00 et doivent être envoyés au secrétaire de l’Ordre à l’adresse courriel : secretariat@ocq.qc.ca.


    CONSULTATION DES COMMENTAIRES À LA SUITE DE LA 1ÈRE CONSULTATION

    La compilation des commentaires reçus sera présentée par le secrétaire de l’Ordre lors de l’AGA et les membres présents pourront également formuler d’autres commentaires sur le montant de la cotisation annuelle pour l’exercice 2024-2025, avant que le Conseil d’administration ne fixe par résolution le montant définitif de la cotisation lors d’une séance ultérieure.

    Rappelons que depuis l’entrée en vigueur de la « Loi 11 » en 2017, les membres ne sont plus appelés à voter sur le montant de la cotisation. Celui-ci est déterminé par les membres du Conseil d’administration, après avoir pris connaissance des résultats des consultations auprès des membres.


    QUESTONS OU COMMENTAIRES

    Pour toute question ou information supplémentaire, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse courriel : secretariat@ocq.qc.ca

    Au plaisir de vous voir en grand nombre !

    Le directeur général secrétaire de l’Ordre,
    Patrick D. Paquette, M.Sc., Mcb.A., R.M., biochimiste

  • La gestion des matières dangereuses au Québec et comment éviter une future tragédie



    Montréal, le 5 septembre 2023 — Alors qu’en juillet dernier nous soulignions tristement les dix (10) années de la tragédie de Lac-Mégantic, hécatombe qui a ébranlé tout le Québec, le public québécois n’est toujours pas à l’abri des risques liés à la gestion des matières dangereuses. Plusieurs autres incidents évitables surviennent, causés par des lacunes dans la manipulation, l’entreposage et le transport des matières dangereuses. L’Ordre des chimistes du Québec (Ordre) rappelle qu’il est primordial de se pencher sur l’encadrement professionnel des personnes chargées de la gestion des matières dangereuses, car cela comporte des angles morts et risque d’engendrer de futures tragédies.

    « Pour l’Ordre, le cadre légal des matières dangereuses, notamment dans le transport de celles-ci, est adéquat, établissant des processus et normes sécuritaires. Toutefois, un problème subsiste présentement. Les individus responsables de leur mise en œuvre et d’assurer la protection du public ne sont pas encadrés de manière suffisante par un ordre professionnel, voire pas du tout. Justement, depuis plusieurs années, l’Ordre demande au gouvernement de procéder à la modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels (LCP), afin de mieux encadrer l’exercice de la chimie et de limiter une pratique dangereuse d’activités qui devraient être réservées à des chimistes. Des substances chimiques dangereuses peuvent ainsi se retrouver entre les mains d’individus qui ne sont pas chimistes et qui n’ont pas les connaissances et compétences requises. Les charlatans qui se sont improvisés dans la fabrication de produits désinfectants durant la pandémie en est un bel exemple. La vue de quantités importantes d’éthanol concentré entreposées sans aucun respect des normes généralement reconnues en matière d’entreposage des matières dangereuses donne des frayeurs à quiconque connaît la nature volatile et hautement inflammable de cette substance et fait réfléchir quant aux risques probables et prévisibles d’incendie dévastateur potentiellement meurtrier », affirme M. Michel Alsayegh, président de l’Ordre.

    En l’absence d’un encadrement adéquat de l’exercice de la chimie au Québec, nous nous retrouvons avec des entreprises qui décident par elles-mêmes qui sont les personnes qualifiées pour effectuer la gestion des matières dangereuses selon les normes applicables. Il est très hasardeux pour la société de laisser des organisations privées décider du seuil de tolérance acceptable du risque à la sécurité du public pour leurs activités en chimie. Notamment au regard des risques bien réels inhérents à la manipulation et à la gestion des substances chimiques sur la santé et la sécurité de la population. Les conséquences potentielles sur la protection du public et de l’environnement sont non négligeables.

    « Nous demandons simplement d’avoir les moyens d’encadrer correctement les individus qui exercent la chimie; c’est un enjeu de sécurité publique. Malheureusement, malgré des appuis substantiels de regroupement et de services d’incendie municipaux à l’égard de danger bien réels observés sur le terrain concernant la gestion inadéquate de produits chimiques et de matières dangereuses, le gouvernement du Québec continue de faire la sourde oreille face à ces inquiétudes grandissantes. Pourquoi est-ce qu’on ne les écoute pas? », conclut M. Alsayegh.

    L’incendie dans une usine de substances chimiques de Trois-Rivières il y a quelques années, est un exemple éloquent. Sur ce site abritant des installations d’entreposage de diverses substances chimiques, des contenants d’hydrosulfite de sodium, un agent de blanchiment pour les pâtes et papiers fortement inflammable en présence de l’humidité, se sont enflammés selon le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques après être entrés en contact avec l’eau à la suite de fortes pluies. Cette situation a nécessité le déploiement d’équipes d’Urgence-Environnement, l’évacuation d’un quartier résidentiel, d’écoles et de garderies dans un large périmètre, sans compter l’avis de confinement enjoignant les résidents du secteur à rester à l’intérieur de leur domicile avec les portes et les fenêtres fermées En raison de la désuétude de la LCP, l’Ordre ne put rien faire pour assurer la présence de chimistes afin de prévenir de futurs incidents.

     L’Ordre réaffirme avec aplomb que son mandat de protection du public et de surveillance de l’exercice de la chimie doit prévoir que des chimistes soient impliqués dans la gestion de matières dangereuses. La population doit pouvoir accorder sa confiance aux personnes qui manipulent, transportent et entreposent des substances chimiques, surtout lorsque cela a lieu à proximité de quartiers résidentiels où dans des zones commerciales. L’encadrement adéquat par un chimiste est une condition sine qua non à la santé et la sécurité du public, ainsi qu’à la protection de l’environnement. Pour cela, il est urgent de procéder à la modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels.

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

     

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

    Renseignements :

    Kassandra Jouve-Dolbec, 581 928-1382
    Julien Nelson, 450 495-0250
    media@ocq.qc.ca


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  • Le projet de loi n° 15 ne doit pas évincer les biochimistes cliniques de la gouvernance des laboratoires de biochimie

     

    Les laboratoires hospitaliers du réseau de la santé sont essentiels à la prestation de soins et de traitements médicaux de qualité. Or, l’Ordre des chimistes du Québec est préoccupé par une disposition du projet de loi n° 15, Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace (PL15), qui met en cause la protection du public, en l’occurrence les usagers du réseau.

    Dans sa forme actuelle, le PL15 propose d’évincer les biochimistes cliniques de la gouvernance clinique des laboratoires de biochimie du réseau de la santé. Par conséquent, la capacité des biochimistes cliniques à exercer pleinement leur responsabilité professionnelle en serait grandement affaiblie, ce qui viendrait générer un risque d’atteinte à la qualité des services de laboratoires pour le public québécois qui nous apparaît hautement problématique. Heureusement, il n’est pas trop tard pour rectifier le tir et le gouvernement peut le faire.

    Il nous apparaît d’abord nécessaire de souligner ce qui constitue à nos yeux une anomalie dans la vaste réforme en santé du gouvernement. À l’heure actuelle, les biochimistes cliniques sont membres du département clinique de médecine de laboratoire. Ils peuvent également en être le chef. Or, dans la mouture proposée du PL15, ces derniers ne pourront plus accéder aux fonctions de gouvernance, n’étant pas nommés spécifiquement parmi les professionnels faisant partie des départements cliniques.
    Cette modification législative nous apparaît comme une manoeuvre inexplicable afin d’exclure en catimini les biochimistes cliniques de la chefferie des départements et services cliniques de biochimie. Pourtant, ces spécialistes de la biochimie appliquée aux processus physiopathologiques humains sont hautement qualifiés pour exercer des fonctions de gouvernance de laboratoire. Ils jouent également un rôle essentiel dans le réseau de la santé en participant à la détermination de diagnostics et de pronostics, ainsi qu’au suivi de l’évolution de maladies ou encore de l’efficacité d’un traitement.

    En ce sens, il serait d’une déplorable aberration que le gouvernement se prive délibérément de la précieuse expertise des biochimistes cliniques et de leur apport essentiel au réseau de la santé en les retirant du département clinique de médecine de laboratoire comme cela est proposé dans le PL15. Cela irait d’autant plus à contresens de la volonté affichée de la vaste réforme du réseau de la santé visant à améliorer l’efficacité et les performances du système de santé – et ce, sans compter les graves problèmes que cela causerait eu égard aux dispositions d’ordre public contenues au Code des professions, à la Loi sur les chimistes professionnels ainsi qu’à la réglementation qui en découle.

    Ainsi, nous enjoignons les parlementaires et le gouvernement à amender le projet de loi n° 15 pour maintenir l’appartenance des biochimistes cliniques au département clinique de médecine de laboratoire, comme cela est actuellement le cas dans la Loi sur la santé et les services sociaux. Il est impensable que cette incongruité législative survive jusqu’à l’adoption du projet de loi. Le gouvernement doit impérativement s’y pencher, au nom de l’intérêt supérieur de la protection du public et des usagers du réseau de la santé.


    Michel Alsayegh
    , chimiste
    Président de l’Ordre
    Membre du Comité exécutif et trésorier au Conseil interprofessionnel du Québec
    Vice-président de la Fédération des chimistes professionnels du Canada


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  • L’OCQ appelle à un encadrement de deux titres d’emploi en santé pour mettre fin aux ruptures dans la chaîne de responsabilité professionnelle

     

    Montréal, le 3 août 2023 — L’Ordre des chimistes du Québec (Ordre) appelle aujourd’hui à un meilleur encadrement des personnes qui exercent des activités en santé à titre de « spécialiste en sciences biologiques et physique sanitaire » (CPNSSS 1207) et de « spécialiste clinique en biologie médicale » (CPNSSS 1291). La plupart de ces personnes ne sont pas membres d’un ordre professionnel, ce qui cause des bris de la chaîne de responsabilité professionnelle et déontologique dans le réseau de la santé et des services sociaux (RSSS). L’Ordre souligne ainsi son ouverture à intégrer ces personnes parmi ses membres, ce qui pourrait être possible dans le cadre d’une modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels (LCP), qui contribuerait du même coup à l’atteinte des objectifs d’efficacité du Plan Santé du gouvernement.

    « Nous constatons actuellement des ruptures dans le continuum de responsabilité professionnelle et déontologique dans les laboratoires du RSSS. Par exemple, lorsqu’un usager se rend dans un établissement de santé pour y consulter un infirmier, un médecin ou un autre professionnel, il est en contact avec des personnes qui sont encadrées par le système professionnel québécois, et donc imputables pour leurs activités, régis par un code de déontologie, soumis à des exigences de formation continue pour maintenir leurs acquis et à d’autres mécanismes de protection du public. Or, dans les laboratoires de biologie médicale hospitaliers, les professionnels, comme les biochimistes cliniques et les technologistes médicaux, œuvrent aussi avec des employés qui ne sont pas membres d’un ordre et dont certains occupent des postes de spécialiste en sciences biologiques et physique sanitaire ou de spécialiste clinique en biologie médicale. Deux titres d’emploi qui ne sont pas encadrés et dont les directions de ressources humaines se servent pour regrouper des scientifiques cliniques aux aptitudes diverses, mais qui n’ont pas l’obligation d’être membres d’un ordre professionnel malgré les activités qu’ils exercent en santé. Cette absence d’encadrement crée donc des trous dans la chaîne d’imputabilité entre les professionnels de laboratoire du RSSS et les autres intervenants », soutient le président de l’Ordre, M. Michel Alsayegh.

    Une modernisation de la loi constitutive des chimistes et biochimistes qui date de 1926 et qui a été mise à jour pour la dernière fois il y plus d’un demi-siècle en 1964, permettrait d’élargir le champ d’exercice des membres de l’Ordre pour y inclure de nouveaux professionnels dans une perspective d’efficacité et d’agilité pour le RSSS. Conséquemment, plus de travailleurs — dont plusieurs qui occupent les titres d’emploi précédemment mentionnés — bénéficieraient d’un encadrement professionnel par ordre à la faveur d’une meilleure protection du public.

    « Alors qu’un vaste chantier de modernisation du système professionnel québécois  doit débuter cet automne, l’Ordre enjoint la ministre responsable de l’application des lois professionnelles, Mme Sonia LeBel, à saisir l’occasion pour mettre à jour la LCP. Toute l’information nécessaire a été remise à l’Office des professions pour le traitement rapide de ce dossier. D’autant plus que cela a le potentiel d’améliorer l’efficacité du RSSS au moment où le ministre de la Santé, M. Christian Dubé, s’affaire à mettre en œuvre son Plan Santé et dont l’objectif principal vise justement à optimiser tout le fonctionnement du système. En effet, l’encadrement adéquat des employés occupant des postes de spécialiste en sciences biologiques et physique sanitaire ou de spécialiste clinique en biologie médicale permettrait de s’assurer que ceux-ci soient assujettis aux mécanismes de protection du public, en l’occurrence les usagers du RSSS, selon la nature des activités professionnelles qu’ils exercent. Cela contribuera sans contredit à augmenter la confiance des professionnels de la santé qui interagissent avec eux, considérant que les spécialistes en sciences biologiques et physique sanitaire et les spécialistes cliniques en biologie médicale seraient désormais imputables déontologiquement pour les gestes qu’ils posent sans que d’autres professionnels doivent en prendre la charge, ce qui alourdit les processus », ajoute M. Alsayegh.

    Notons qu’à l’heure actuelle, la plupart des personnes occupant des postes de spécialiste en sciences biologiques et physique sanitaire ou de spécialiste clinique en biologie médicale peuvent être admissibles à l’Ordre par les mécanismes d’équivalence de formation déjà mis en place. Or, cela est rarement une obligation et cette situation mine la protection du public dans le RSSS. Seule une modernisation de la LCP permettrait de formaliser cet encadrement et de mettre fin aux ruptures dans la chaîne de responsabilité professionnelle et déontologique entre les professionnels de la santé et les autres intervenants du RSSS dont les activités ne sont pas encadrées.

    Enfin, ces spécialistes hautement qualifiés exerçant dans l’un de ces deux titres d’emploi ont aussi beaucoup à gagner d’un encadrement accru de leurs activités professionnelles. Leurs compétences seraient reconnues par la loi à leur juste valeur au sein d’un ordre et la confiance du public envers les services cliniques qu’ils offrent ne serait que renforcée.

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

    Renseignements :
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    Julien Nelson, 450 495-0250
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