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  • L’OCQ souhaite contribuer à améliorer les services professionnels dans les laboratoires de biologie médicale du réseau de la santé

     

    Montréal, lundi 3 avril 2023 – Dans le cadre du dépôt du projet de loi no 15, Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace, l’Ordre des chimistes du Québec (OCQ) souhaite, en tant qu’ordre professionnel, mettre la main à la pâte afin d’aider le gouvernement du Québec à améliorer les services professionnels dans le réseau de la santé. À l’heure actuelle, il y a plusieurs enjeux sérieux dans les laboratoires de biologie médicale hospitaliers qui interpellent directement l’OCQ à l’égard de la protection du public, en l’occurrence les usagers du réseau. Les biochimistes et biochimistes cliniques, tous membres de l’OCQ, qui exercent dans ces laboratoires au côté des technologistes médicaux, médecins et autres scientifiques cliniques, font partie de la solution.

    Pour ces raisons, l’OCQ souhaite faire entendre sa voix lors des auditions publiques de la commission parlementaire imminente.

    « Si le projet de loi prévoit rendre le système de la santé plus efficace, le ministre Dubé doit aussi porter son attention sur les difficultés qui surviennent dans les laboratoires hospitaliers. Il y a là de quoi s’inquiéter notamment en ce qui concerne les retards d’analyse et la pénurie de main-d’œuvre. Assurer l’efficacité du réseau de la santé, ça passe aussi par les laboratoires qui fournissent les résultats d’analyses essentiels à la prestation de soins et de traitements médicaux de qualité. Les laboratoires ne doivent pas se retrouver dans l’angle mort de cette réforme. Les biochimistes et les biochimistes cliniques, ces derniers étant les seuls spécialistes de la biochimie clinique reconnus par la loi, doivent pouvoir jouer un rôle accru.

    Nous voulons participer en apportant des amendements en ce sens au projet de loi 15 », soutient M. Michel Alsayegh, président de l’Ordre des chimistes du Québec.

    Cette démarche de l’Ordre s’inscrit dans un esprit de collaboration et de partenariat avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, comme ce fut le cas lorsque les membres de l’OCQ ont contribué positivement à l’effort de vaccination contre la COVID-19 ou pour assurer un approvisionnement adéquat en solutions hydroalcooliques pour la désinfection des mains. Par ailleurs, l’Ordre souligne depuis plusieurs années la nécessité de moderniser la Loi sur les chimistes professionnels qui, dans son état de désuétude actuelle, compromet la protection du public québécois, notamment en matière de santé.

     

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

     

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    Source : Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

    Renseignements :
    Ludovic Théberge, 514 553-9614
    Justine Moreau, 581 349-1356
    medias@lorangebleue.biz

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Mot du président – Printemps 2023

     

     

    Chers membres, 

    Alors que la période du renouvellement annuel d’inscription au Tableau de l’Ordre se termine cette semaine, les membres qui n’ont pas encore complété leur inscription sont invités à le faire diligemment avant la date limite du 31 mars 2023. 

    Mentionnons également l’appel aux membres qui est en cours jusqu’à vendredi afin de constituer le Comité des prix et distinctions qui aura pour mandat de recommander au Conseil d’administration les candidats au titre honorifique de Compagnon de Lavoisier et au Mérite du CIQ remis lors de l’AGA cet automne.

    En ce qui concerne l’Ordre, les jours et les semaines passent à vive allure. Nous poursuivons sans relâche notre mission de protection du public, ainsi que notre quête de modernisation de notre loi constitutive (LCP). À cet effet, nous avons eu l’occasion, fin janvier, de rencontrer le cabinet de la ministre responsable de l’application des lois professionnelles, Mme Sonia LeBel. Nous avons bien exposé les conséquences de la désuétude de la LCP : risques de catastrophe chimique évitable, pratique illégale de la chimie et usurpation de titre – tout cela sous l’angle de notre désir d’assurer la protection du public québécois. 

    Nous avons aussi rappelé à l’équipe de la ministre que les membres de l’Ordre sont désireux de contribuer au Plan pour mettre en œuvre les changements nécessaires en santé, et qu’ils le font déjà – que ce soit en développant des médicaments, en analysant les produits pharmaceutiques ou en développant des innovations thérapeutiques qui servent à soigner les patients; leur contribution est vaste et essentielle pour le maintien et l’amélioration du bien-être de la population. Nos démarches de modernisation de la LCP s’inscrivent également dans une perspective de collaboration interprofessionnelle et d’interdisciplinarité, des mots qui sonnent positivement aux oreilles du ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Christian Dubé.  

    Comme vous le savez, l’Ordre est intervenu publiquement pour que Santé Canada respecte le système professionnel québécois. Effet, le ministre fédéral s’oppose à la tenue dans ses installations de visites d’inspection professionnelle qui se trouvent sur le territoire du Québec. À cet égard, le procureur général du Canada s’imagine que les institutions fédérales ne sont pas liées par les lois professionnelles provinciales. Il s’agit ici d’une attaque frontale contre nos institutions et d’une entrave directe à nos mécanismes de protection du public. 

    Dans cette perspective, l’Ordre a donc déposé – à la Cour supérieure du Québec – une demande d’injonction contre Santé Canada dont une audition est prévue le 14 avril prochain au Palais de justice de Montréal. Interpellé à juste titre par ce dossier, le cabinet de la ministre LeBel s’est engagé à nous appuyer, notamment en mobilisant les cabinets du ministre de la Justice, M. Simon Jolin-Barrette et du ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, M. Jean-François Roberge. 

    En décembre dernier, en étroite concertation avec l’Ordre des agronomes du Québec et de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, l’Ordre appelait le gouvernement à la plus grande circonspection concernant l’évolution récente de la réalité de l’utilisation des biosolides américains en agriculture et pour d’autres applications. La présence troublante de PFAS dans certains de ces biosolides, notamment en provenance de l’État du Maine, commande la plus grande prudence alors que les dangers des PFAS pour la santé et l’environnement sont bien documentés. Rappelons que les biosolides sont des boues d’épuration pouvant servir de matières résiduelles fertilisantes en agriculture. 

    Nous avions par ailleurs offert notre pleine collaboration au gouvernement qui avait exprimé son intention de resserrer la réglementation face à l’utilisation de ces matières. Ainsi, à notre demande, le gouvernement du Québec a imposé un moratoire sur l’utilisation des biosolides américains et procédé à des modifications au Règlement sur les exploitations agricoles. 

    Finalement, il est désormais de nature publique que nous posons des gestes auprès des autorités gouvernementales – de concours avec l’Association des microbiologistes du Québec et l’Association des biologistes du Québec – pour que ces groupes professionnels soient encadrés par un ordre dans le sciage de la modernisation de la LCP. Il s’agit en effet de la proposition la plus porteuse et la plus simple au plan législatif, sans compter que les chimistes, biochimistes, microbiologistes et biologistes partagent une importante connexité au niveau des connaissances et des milieux pratiques. Une solution commune permettrait à l’État de faire une pierre trois coups – le tout en venant assurer une meilleure protection du public en matière de sciences appliquées et de lutte à la mésinformation scientifique. Au lendemain des élections législatives québécoises, c’est désormais une nouvelle fenêtre qui se présente à nous, une ouverture encourageante à poursuivre les représentations qui s’imposent pour venir à bout de moderniser notre loi constitutive ! 

    Plus que jamais, vous pouvez avoir la certitude que l’Ordre veille au grain pour assurer la protection du public et que l’État nous écoute avec de plus en plus d’attention. Rappelez-vous que l’Ordre est la somme de ses membres et nous comptons sur vous. 

    En terminant, nous vous souhaitons bien amicalement de profiter avec vos proches des joies que procure l’arrivée imminente des saveurs du printemps pour vous ressourcer. Vous êtes la fierté de l’Ordre. 


    Au plaisir de vous revoir bientôt. 

      

    Michel Alsayegh, chimiste
    Président de l’Ordre
    Membre du Comité exécutif au Conseil interprofessionnel du Québec
    Vice-président de la Fédération des chimistes professionnels du Canada
    president@ocq.qc.ca  

     

     

     

  • Le système professionnel au service de la protection du public face à la mésinformation scientifique

     


    Par M. Marc Hamilton, président de l’Association des microbiologistes du Québec
    Par M. Michel Alsayegh, chimiste, président de l’Ordre des chimistes du Québec
    Par Mme Marie-Christine Bellemare, présidente de l’Association des biologistes du Québec

    Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, la propagation de la mésinformation a entraîné une baisse de la confiance du public vis-à-vis des vaccins, ce qui a contribué à une augmentation du nombre de cas et de décès. Selon une étude menée par le Conseil des académies canadiennes (CAC), entre mars et novembre 2021, environ 2,35 millions de Canadiens ont repoussé ou refusé la vaccination contre la COVID-19, ce qui a entraîné 2800 décès et des dépenses d’au moins 300 millions de dollars en visites à l’hôpital et en soins intensifs. Il est essentiel de faire confiance aux scientifiques pour assurer une meilleure santé publique et prévenir les conséquences négatives de la mésinformation. Cette dernière, qui consiste à diffuser des informations erronées ou trompeuses, peut avoir des conséquences graves sur la santé et le bien-être de la population, ainsi que sur l’économie et l’environnement.

    Le travail rigoureux et méthodique des scientifiques, associé à la vérification et à la critique par des pairs, conduisent à des conclusions fiables et crédibles. Grâce à ce processus scientifique, les soins de santé ont connu des améliorations significatives au fil des décennies, notamment dans le développement de médicaments, de traitements et de vaccins. Les avancées de la discipline scientifique de l’épidémiologie ont également permis de mieux comprendre les facteurs de risque pour la santé et de mettre en place des campagnes de sensibilisation pour réduire la mortalité. Il est indéniable que la science a permis l’amélioration de notre qualité de vie et continuera de le faire. Or, comme en témoignent les résultats du rapport du CAC, la mésinformation peut freiner ces avancées. Plus que jamais, le public doit faire confiance aux scientifiques qui détiennent les connaissances nécessaires pour assurer le bien-être collectif. De leur côté, ces derniers ont aussi leur rôle à jouer et doivent poursuivre leurs efforts de communication, de vulgarisation et d’éducation. La lutte contre la mésinformation en est une commune.

    D’ailleurs, l’un des remparts contre cette désinformation est clairement le système professionnel québécois. En effet, la fonction première des ordres professionnels est d’assurer la protection du public. De nombreuses actions sont réalisées afin d’assurer la rigueur scientifique autant des gestes que des propos, des personnes membres d’ordres professionnels.

    En ce sens, il convient de rappeler que l’Ordre des chimistes du Québec, l’Association des microbiologistes du Québec et l’Association des biologistes du Québec réalisent tous des démarches auprès des autorités gouvernementales afin d’assurer une meilleure protection du public en matière de sciences appliquées. La proposition la plus porteuse en ce sens – et la plus simple sur le plan législatif – serait de les regrouper dans un même ordre professionnel. En effet, ceux-ci partagent une importante connexité au niveau des connaissances et des milieux pratiques, notamment dans le secteur de la santé. En intégrant les microbiologistes et les biologistes à un ordre professionnel fort et déjà en place, les mécanismes disciplinaires et de la lutte à l’usurpation de titre qui s’appliqueront dès lors à leur exercice professionnel permettront de mieux protéger le public de certains discours conspirationnistes et pseudoscientifiques. Le tout au plus grand bénéfice de la population du Québec.

    (Lettre ouverte, 28 février 2023)


    Couverture médiatique :

     

  • Avis de nomination au Conseil d’administration

     

     

    N’ayant reçu que deux (2) candidatures dans le délai fixé conformément aux dispositions de l’article 4 et 16 du Règlement sur l’organisation de l’Ordre des chimistes du Québec et les élections à son Conseil d’administration (RLRQ c. C-15 r. 12.1) et ce, dans la région électorale Ouest pour les deux (2) postes d’administrateurs en élection, le secrétaire de l’Ordre déclare élus M. Hassan Touati, chimiste, et M. Fahed Hassaid, chimiste, en application des pouvoirs qui lui sont conférés au 5e alinéa de l’article 67 du Code des professions (RLRQ c. C-26).

    Ces personnes entrent en fonction le 1er avril 2023 et leur mandat au Conseil d’administration est de trois (3) ans.

    Sincères félicitations!

  • Bienvenue aux nouveaux membres !

     

    L’Ordre des chimistes du Québec souhaite la bienvenue à ses nouveaux membres. Nous sommes fiers de vous accueillir !

    Consultez la liste des nouveaux membres de l’Ordre des chimistes du Québec

     

  • L’Ordre des chimistes du Québec présentera une demande en injonction interlocutoire afin que Santé Canada respecte le système professionnel québécois

     


    Montréal, 23 janvier 2023
    – L’Ordre des chimistes du Québec (Ordre) annonce sa décision de présenter une demande en injonction interlocutoire pour que Santé Canada respecte le système professionnel québécois. En effet, Santé Canada s’est objectée à la tenue dans ses installations d’une inspection professionnelle de l’exercice de la chimie à l’égard d’un chimiste à son emploi par un inspecteur de l’Ordre, notamment pour des gestes liés au secteur pharmaceutique qui sont réalisés sur le territoire du Québec. Selon la compréhension de l’Ordre, le procureur général du Canada estime que les institutions fédérales ne sont pas liées par les lois provinciales relatives aux ordres professionnels au Québec.

    « Nous faisons le choix de dévoiler publiquement cette décision parce que l’orientation du gouvernement du Canada menace ouvertement et directement l’ensemble du système professionnel québécois, et donc la protection du public au Québec », explique le président de l’Ordre, M. Michel Alsayegh.

    L’Ordre présentera sa demande en injonction interlocutoire à la Cour supérieure du Québec le 14 avril 2023.

     

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

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    Source: Ordre des chimistes du Québec (OCQ)

    Renseignements:
    Julien Nelson, 450 495-0250
    Mathieu Santerre, 581 996-5344
    media@ocq.qc.ca


    Couverture médiatique

    La Presse

  • Processus d’accréditation des activités de formation continue

     


    L’Ordre des chimistes est fier d’annoncer le déploiement du processus d’accréditation des activités de formation continue à l’intention des formateurs qui voudraient faire accréditer les formations qu’ils offrent par l’Ordre.

    Ainsi, tout individu ou organisation dispensant une activité de formation continue pertinente pour le développement de la qualité de l’exercice des membres de l’Ordre peut faire une demande d’accréditation volontaire de ladite activité auprès du Bureau des affaires professionnelles.

    L’accréditation d’activités de formation continue est une occasion pour l’Ordre de proposer des formations de qualité à ses membres par le biais d’un processus d’évaluation rigoureux du contenu et du formateur qui tient compte de l’ensemble des éléments suivants :

    • Le lien entre l’activité et l’exercice de la profession
    • L’expérience et les compétences du formateur
    • Le contenu et la pertinence de l’activité
    • Le cadre pédagogique dans lequel se déroule l’activité
    • La qualité de la documentation
    • L’atteinte de l’obligation déontologique de formation des membres

    De plus, un logo a été spécialement créé afin de distinguer visuellement les formations accréditées par l’Ordre et de les repérer rapidement. Ce logo pourra être ajouté par le formateur sur son matériel afférent à l’activité de formation qu’il a fait accréditer (page Web, publicité, documentation, présentation, etc.).

    Afin d’en savoir plus sur le processus d’accréditation et pour déposer une demande, nous vous invitons à consulter la page sur notre site Web traitant de l’accréditation d’activités de formation continue par l’Ordre. Vous trouverez les informations suivantes :

    • Les critères
    • La procédure
    • Les frais exigibles
    • Le programme de visibilité

    De ce fait, il faut préciser que les frais exigibles s’adressent uniquement aux prestataires de la formation, c.-à-d. les formateurs qui demandent l’accréditation de formations qu’ils dispensent. Les membres de l’Ordre n’ont pas de frais d’accréditation à défrayer pour les formations qu’ils suivent et qu’ils documentent dans leur Espace membre.

    La liste des activités de formation accréditées par l’Ordre sera également disponible sur notre site Web. Celle-ci sera mise à jour au fur et à mesure que les formations accréditées seront disponibles.

    Les formateurs qui le souhaitent pourront également compter sur un plan de visibilité offert par l’Ordre afin de promouvoir davantage leurs formations sur différentes plateformes (site Web, infolettre, médias sociaux).

    Rappelons en terminant que les membres de l’Ordre n’ont pas l’obligation de suivre des activités de formation accréditées. En effet, les exigences de formation continue obligatoire stipulent que des membres de l’Ordre ont l’obligation de compléter 15 heures de formation par année ventilées de la façon suivante :

    • Minimum de 8 heures d’activités de formation continue dispensées par des tiers
    • Maximum de 7 heures d’activités d’apprentissage personnel

    Pour l’instant, il n’est pas obligatoire que les activités de formation continue dispensées par des tiers soient accréditées pour être reconnues par l’Ordre. Si cela venait à changer dans les années futures, vous en seriez informé promptement.

    Nous vous invitons à consulter la page sur notre site Web traitant des exigences de formation continue obligatoire pour plus de détails.

    Le processus d’accréditation des activités de formation continue est un moyen que l’Ordre met à la disposition des formateurs pour que les formations proposées répondent adéquatement aux besoins des membres de l’Ordre et aux normes professionnelles actuelles en matière d’exercice de la chimie. À ce propos, les membres de l’Ordre ont tout intérêt à demander aux formateurs qui dispensent des formations de les faire accréditer par l’Ordre.

    Pour tout renseignement complémentaire, veuillez communiquer avec M. Pierre-Olivier Danis, chargé d’affaires professionnelles, à l’adresse podanis@ocq.qc.ca

  • Mot du président – Hiver 2023

     


    Chers membres,
     

     Les élections québécoises de 2022 étant désormais derrière nous, nous sommes impatients de collaborer avec Mme Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor, ministre responsable de l’Administration gouvernementale et surtout, nouvelle ministre responsable de l’application des lois professionnelles, afin de mener à terme les travaux visant à procéder à la modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels (LCP). Des travaux que la ministre connaît bien, mais qui demeurent en attente d’une réelle priorisation gouvernementale. Nous soulignons également la nomination de M. Simon Allaire en tant qu’adjoint parlementaire de Mme LeBel pour le volet « ordres professionnels ». Osons espérer qu’un changement d’interlocuteur se traduira par des avancées significatives vis-à-vis de notre dossier fondamental – qui continue de compromettre la protection du public en matière d’exercice illégal de la chimie. 

     En outre, nous avons salué la nomination du ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Christian Dubé, du ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, M. Benoit Charette, du ministre de la Sécurité publique, M. François Bonnardel, de la ministre des Affaires municipales, Mme Andrée Laforest, et du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. André Lamontagne, avec qui l’Ordre souhaite poursuivre un dialogue essentiel pour un encadrement de l’exercice de la chimie en adéquation avec les besoins de protection du public dans ces différents domaines. 

     Nous rappelons que M. Benoit Charette nous a fourni une lettre d’appui en ce sens dans laquelle il est fait part que son « Ministère sera donc ouvert à collaborer avec l’Office des professions du Québec dans les travaux en cours pour répondre adéquatement au besoin d’actualisation de la Loi sur les chimistes professionnels ». 

     Par ailleurs, dans son discours inaugural, le premier ministre du Québec, M. François Legault, a lancé un appel aux ordres professionnels en demandant à ceux-ci des « résultats » et de se placer en « mode solution », tout en soulignant l’importance de l’élargissement des pratiques professionnelles. C’est exactement ce que nous proposons et continuerons de proposer au gouvernement du Québec. Nous demeurons ainsi déterminés à tout mettre en œuvre afin de mener à terme la modernisation de notre loi constitutive. Plusieurs éléments des dernières semaines sont d’ailleurs venus mettre en exergue la nécessité impérative pour l’État québécois d’y donner suite. 

     Reprenons ici l’exemple de la vaccination en tant qu’illustration. L’Ordre a accueilli favorablement le projet de Règlement sur certaines activités professionnelles en matière de vaccination et de dépistage qui peuvent être exercées par des personnes autres que des infirmières et des infirmiers – préparé par l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec. Comme vous le savez, les chimistes et les chimistes à l’entraînement vaccinent depuis le printemps 2021. Un seul bémol et non le moindre, c’est dans l’examen du projet de règlement par l’Office des professions du Québec (Office) qui a pour effet d’éconduire les chimistes à l’entraînement de la mobilisation générale pour la vaccination à partir du 31 décembre prochain. L’Office s’appuie sur une disposition de la LCP qu’elle juge problématique.  

     Le gouvernement du Québec peut faire une pierre deux coups en procédant à la modernisation de la LCP pour en corriger les éléments « problématiques », le tout dans une perspective de protection du public et de décloisonnement professionnel. De deux choses l’une : il existe des risques bien réels de catastrophes évitables liées à l’exercice illégal de la chimie au Québec; et le réseau de la santé n’a pas les moyens de se priver de la contribution de professionnels qualifiés pour la vaccination, des gens qui à l’heure actuelle sont mobilisés sur le terrain.  

     Ensuite, le milieu de l’environnement. L’Ordre est intervenu publiquement au côté de l’Ordre des agronomes du Québec et de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec pour exprimer ses préoccupations face à l’évolution récente de la réalité de l’utilisation des biosolides en agriculture et pour d’autres applications. Nos trois ordres professionnels ont recommandé à la population et aux entreprises d’effectuer une validation sérieuse de la composition et de la provenance avant toute utilisation. Nous avons d’ailleurs offert notre pleine collaboration au gouvernement qui a exprimé son intention de resserrer la réglementation face à l’utilisation de ces matières. Il faut procéder à la mise en vigueur de la réglementation appropriée dès que possible, surtout en ce qui a trait à l’importation de telles matières – tout en invitant la population, les entreprises et le gouvernement à mener une réflexion sur l’acceptabilité sociale de l’utilisation, du transport et du commerce des biosolides dans le contexte actuel. 

     Toujours sur le terrain des biosolides, l’Ordre est intervenu publiquement de manière complémentaire, cette fois-ci avec l’Association des microbiologistes du Québec et l’Association des biologistes du Québec. Les biosolides peuvent contenir des polluants émergents, tels des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), de même que des médicaments (antibiotiques), des hormones, des plastiques et des perturbateurs endocriniens. La grande persistance de plusieurs de ces molécules les rend difficilement dégradables au sein des écosystèmes et favorise leur bioaccumulation dans l’environnement. Ce fut l’occasion ici de mettre en lumière les expertises complémentaires des microbiologistes et des biologistes illustrant à grands traits ce qu’ils peuvent apporter à la protection du public. 

     En somme, l’Ordre est manifestement constructif, en conformité avec les visées et priorités du premier ministre. Nous tendons la main au gouvernement afin que nous puissions atteindre nos objectifs communs et cela dans l’intérêt collectif supérieur.  

     Sur ce, je voudrais profiter de l’occasion pour vous souhaiter une merveilleuse année 2023, et que celle-ci vous soit fructueuse à tous les niveaux. Une myriade de défis nous attend pour la prochaine année, et nous allons les relever grâce au travail essentiel que vous accomplissez jour après jour, et qui permet à notre profession de rayonner dans la population du Québec. 

    Au plaisir de vous revoir bientôt, 

     

    Michel Alsayegh, chimiste
    Président de l’Ordre
    Membre du Comité exécutif au Conseil interprofessionnel du Québec
    Vice-président de la Fédération des chimistes professionnels du Canada 

  • Bilan annuel 2022 du président de l’Ordre

     

     

    Bonjour chers membres,

    À quelques jours de la période des fêtes, voilà que l’année 2022 tire déjà à sa fin et offre l’occasion de faire un bilan du chemin parcouru ensemble durant les 12 derniers mois.

    Une fois de plus, l’Ordre a connu une année très occupée, riche en projets prometteurs pour l’avenir de la profession, en diverses réalisations et en collaborations fructueuses. Définitivement, le Conseil d’administration, la direction générale ainsi que l’ensemble des employés, les membres de comités, nos collaborateurs et les quelques 3 000 membres de l’Ordre peuvent se féliciter et se dire mission accomplie !

    Avec comme seul objectif d’assurer la protection du public en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans nos vies quotidiennes, l’Ordre est intervenu sur de nombreux enjeux durant la dernière année. Pensons notamment au rehaussement de la norme journalière de nickel permis dans l’air, à la distribution de tests rapides autoadministrés pour détecter la présence de certaines drogues dans les breuvages, ainsi qu’à contamination de l’environnement par l’arsenic à Rouyn-Noranda.

    Plus récemment, l’Ordre est également intervenu au sujet de la gestion des matières dangereuses, notamment des batteries au lithium qui se retrouvent dans les installations de gestion des matières résiduelles, dont les centres de tri. Puis, durant les dernières semaines, c’est l’évolution récente de la réalité de l’utilisation des boues d’épuration municipales provenant des États-Unis en agriculture et pour d’autres applications qui a interpelé l’Ordre, de même que l’Ordre des agronomes et l’Ordre des médecins vétérinaires. Parlant d’une seule voix, nos trois (3) ordres professionnels ont rappelé à nos élus qu’il y a urgence de légiférer concernant les contaminants d’intérêts émergents, dont les PFAS, afin de mieux les répertorier et d’outiller les professionnels qui ont besoin d’un cadre clair pour baser leurs décisions tout en protégeant le public.

    Parallèlement, l’Ordre a redoublé d’efforts afin d’augmenter significativement ses appuis au projet de modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels d’une façon qui soutient la protection du public. À cet égard, la campagne électorale de l’automne fut l’occasion de renouveler les engagements écrits des principaux partis politiques présents à l’Assemblée nationale au regard de la mise à jour de notre loi constitutive que vous savez largement désuète.

    Dans tous les cas, l’Ordre a offert une pleine collaboration à tous les acteurs concernés par ce dossier, de manière à s’assurer un encadrement de notre profession en adéquation avec l’exercice contemporain de la chimie. L’Ordre à la main tendue et est impatient de collaborer dans l’intérêt supérieur de la protection du public, avec Mme Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor, ministre responsable de l’Administration gouvernementale et, surtout, ministre responsable de l’application des lois professionnelles.

    En terminant, nous rappelons fièrement l’annonce de la création du Forum des universités de l’Ordre, et dont la première rencontre est prévue pour le début du mois de février 2023. Nous souhaitons sincèrement que le Forum devienne un lieu privilégié d’échange et de concertation entre les acteurs académiques qui forment les futurs chimistes, biochimistes et biochimistes cliniques, et l’Ordre qui encadre l’exercice de leurs activités professionnelles dans la perspective d’assurer l’avenir de la profession et sa pérennité.

    Pour conclure, nous vous souhaitons que le temps des fêtes 2022-2023 vous donne l’occasion de faire une pause dans vos tâches quotidiennes, d’accorder une place de choix aux valeurs qui vous sont chères et de passer des moments de qualité avec vos proches et ceux que vous aimez.

    C’est de tout cœur que nous vous souhaitons de joyeuses fêtes et une année 2023 heureuse, sereine et chaleureuse.


    Michel Alsayegh
    , chimiste
    Président de l’Ordre

     

  • Biosolides municipaux en agriculture : chimistes, microbiologistes et biologistes émettent un nouvel appel à la prudence

     

     

    Montréal, 15 décembre 2022 – L’Ordre des chimistes du Québec (OCQ), l’Association des microbiologistes du Québec (AMQ) et l’Association des biologistes du Québec (ABQ) pointent de nouveaux éléments problématiques en lien avec des boues d’épuration qui proviennent des États-Unis et sonnent l’alarme face aux conséquences irréversibles et à grande échelle sur le territoire québécois. En effet, selon leur provenance, les biosolides peuvent contenir des contaminants d’intérêts émergents nocifs pour l’environnement, telles des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), de même que des médicaments, dont des antibiotiques, des plastiques, des hormones et autres perturbateurs endocriniens. La grande persistance de plusieurs de ces molécules les rend difficilement biodégradables au sein des écosystèmes et favorise leur bioaccumulation dans les organismes vivants.

    « Les biologistes font partie des experts appelés à étudier et à élaborer des recommandations lorsqu’une pratique menace la biodiversité et les écosystèmes du Québec. Les terres agricoles et les milieux aquatiques, dont la faune et la flore sont particulièrement touchées par l’épandage de biosolides, illustrent bien comment leur expertise intégrant les divers niveaux du vivant permet une meilleure protection du public. La problématique d’épandage des boues d’épuration montre bien l’importance de la collaboration interprofessionnelle et la nature multidisciplinaire de ce type d’enjeux. Pour ces raisons, l’ABQ, l’AMQ et l’OCQ unissent aujourd’hui leur voix afin de réclamer une intégration des microbiologistes et biologistes au système professionnel québécois. », déclare la vice-présidente de l’ABQ, Mme Amélie Goulet.

    « Les microbiologistes sont des spécialistes des microorganismes et des interactions qu’ils exercent entre eux ainsi qu’avec leur milieu. De notre point de vue, il faut demeurer vigilant quant à la question des risques de dissémination de gènes de résistance aux antibiotiques dans l’environnement et de propagation de bactéries et virus pathogènes lors l’épandage de biosolides comme matières résiduelles fertilisantes. Pensons notamment aux agriculteurs qui sont en contact direct avec ces matières et à ceux qui les manipulent », déclare le président de l’AMQ, M. Marc Hamilton.

    « L’exemple des boues d’épuration démontre avec acuité la valeur de ce que peuvent apporter les microbiologistes et les biologistes à la protection du public. Nous croyons qu’il est possible d’atteindre plusieurs objectifs avec un seul moyen, soit de procéder à la modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels dans la perspective d’un décloisonnement des activités professionnelles favorable à une intégration réussie des microbiologistes et biologistes au système professionnel », soutient M. Michel Alsayegh, président de l’Ordre des chimistes du Québec.

    Il existe une corrélation entre la chimie, la microbiologie et la biologie – Ces scientifiques s’intéressent, entre autres, aux substances chimiques qui se retrouvent dans l’environnement et qui peuvent avoir un impact à tous les niveaux d’organisation du vivant. L’exercice de la microbiologie et de la biologie au Québec n’est pas encadré par un ordre professionnel. Les chimistes et biochimistes, quant à eux, sont régis par une loi constitutive désuète pour laquelle l’OCQ est engagée depuis plusieurs années dans un processus devant mener à sa modernisation.

    L’OCQ, l’AMQ et l’ABQ demandent que soit complété le processus de modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels interrompu le 5 mars 2014 lorsque les travaux de la 40e législature ont pris fin à l’étape des consultations particulières et auditions publiques portant sur le projet de loi n° 49 – Loi modifiant diverses lois professionnelles et d’autres dispositions législatives dans le domaine des sciences appliquées (PL-49).

    À propos de l’Ordre des chimistes du Québec 

    L’Ordre des chimistes du Québec compte près de 3 000 membres œuvrant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le judiciaire, l’alimentaire ou la recherche. Sa mission est d’assurer la protection du public québécois en matière d’exercice de la chimie, omniprésente dans la vie des Québécois. Fondé en 1926, l’Ordre des chimistes fait partie des premières organisations professionnelles encadrées par l’adoption du Code des professions en 1973.

    À propos de l’Association des microbiologistes du Québec

    L’Association des microbiologistes du Québec (AMQ) représente plus de 500 microbiologistes agréés qui exercent comme professionnels au Québec. Depuis sa fondation en 1975 en vertu de la troisième partie de la Loi sur les compagnies, l’AMQ est la seule association professionnelle au Québec offrant une reconnaissance professionnelle en microbiologie. Sa mission est d’assurer la protection du public et de représenter les microbiologistes du Québec, par la promotion d’une pratique professionnelle de la microbiologie.

    À propos de l’Association des biologistes du Québec

    L’Association des biologistes du Québec (ABQ) est un organisme à but non lucratif qui regroupe plus de 1 000 membres appartenant au domaine des sciences biologiques : les biologistes en pratique privée, les chercheurs, les gestionnaires à l’emploi des organismes publics, de l’industrie et d’autres institutions, les professeurs et enseignants en biologie et les étudiants en biologie. L’ABQ a comme objectif de défendre les intérêts du public en lien avec les enjeux sociaux, économiques, politiques et environnementaux qui interpellent ses membres.

     

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    Sources et renseignements :

    Ordre des chimistes du Québec (OCQ), Julien Nelson, 450 495-0250, media@ocq.qc.ca
    Association des microbiologistes du Québec (AMQ), Christian Beaulac, 514 728-1087
    Association des biologistes du Québec (ABQ), Micheline Nalette, 514 690-1220, micheline@c4com.ca


    Couverture médiatique :

    Radio-Canada
    Journal de Québec
    Journal de Montréal
    L’Horizon
    La Presse